1er janvier 2010
Josey reçoit Cindy Cinnamon et Jean-Luc Audet
À l'approche de la Saint-Valentin, une recherche américaine, réalisée à partir des bases de données d'un site de rencontre, confirme des recherches antérieures sur les facteurs qui influent sur le choix des partenaires romantiques.
Ces recherches montraient que les personnes qui sont les plus attrayantes physiquement ne sont pas seulement plus recherchées
comme partenaires pour les relations romantiques mais elles ont tendance à se tenir avec des personnes qui sont également plus attrayantes.
Le chercheur en marketing Leonard Lee de l'Université Columbia et ses collègues ont étudié le phénomène sur un site de rencontre où les membres peuvent noter les autres sur leur attrait physique.
Ils ont analysé la base de données des demandes de rencontre et celle des évaluations d'attrait physique des autres membres.
Les résultats, qui seront publiés dans la revue Psychological Science, montrent de façon consistante avec des recherches précédentes que les personnes d'attrait physique similaire ont tendance à se choisir.
Les membres avaient tendance à préférer rencontrer des personnes qui étaient modérément plus attrayantes qu'eux-mêmes. 
Comparativement aux femmes les hommes étaient plus influencés dans leurs choix par l'attrait physique des femmes et moins affectés par leur propre attrait.
Un autre résultat est que l'évaluation de l'attrait physique des autres que fait une personne ne dépend pas de son propre attrait, "ce qui supporte l'idée "de critères de beauté largement universels et culturellement indépendants", selon les chercheurs.
Ces résultats indiquent que le propre niveau d'attrait d'une personne n'affecte pas son jugement de l'attrait des autres. Les gens de différents niveaux d'attrait peuvent plutôt varier l'importance qu'ils mettent à différentes qualités pour choisir un(e) partenaire.
Dans une étude sur les choix de participants lors des séances de speed-dating, Lee et ses collègues ont constaté que les gens plus attrayants donnaient effectivement plus d'importance à l'attrait physique dans leur sélection, alors que les gens moins
attrayants donnaient plus d'importance à d'autres qualités (par exemple le sens de l'humour).
PsychoMédia avec source:
Association for Psychological Science
Le désir a mauvaise réputation dans la grande tradition philosphique. Platon, par exemple, compare l'homme esclave de ses désirs à un tonneau sans fond:
Auteur: Jules Bureau
psychologue
Ce qui s'oppose coopère et de ce qui diverge procède la plus belle harmonie. La lutte engendre toutes choses.
Héraclite
Introduction
1. L'être humain est désir. Désirer pour vivre et vivre, c'est continuer. Or, pour continuer, le vivant, organisme ouvert vers l'extérieur, doit se complexifier sans cesse par l'apport de la vie à l'extérieur de lui. Il se nourrit de cette vitalité . Il croît par elle. Sans elle, il perd sa complexité, stagne et se décompose. Il redevient simple poussière inerte. Pour vivre, pour continuer à vivre, il doit désirer. Il lui importe de s'ouvrir vers le dehors de lui-même et de se mettre en marche vers la vie à l'extérieur. Or parmi les différents désirs humains, le désir sexuel est le plus puissant et il constitue notre principal dynamisme pour la continuité.
2. Ce désir sexuel se caractérise et se singularise par de nombreuses et diverses manifestations (hétérosexualité, zoophilie, homosexualité, pédophilie, travestisme, fétichisme, exhibitionnisme, sadisme, masochisme et bien d'autres formes). Cette diversité d'abord étonne, puis suscite l'intérêt de comprendre la source et l'explication de ces différentes tendances. Plusieurs modèles théoriques sont proposés et aucun n'arrive véritablement à combler le besoin d'unité et d'ordre dans la compréhension de cette ressource humaine, le désir sexuel.
3. Particulièrement dans le domaine clinique, la recherche d'une compréhension de ces multiples formes du désir sexuel est vive et l'absence d'une explication satisfaisante est bien frustrante. D'ailleurs, la complexité grandissante de l'identité sexuelle et la perte du repère traditionnel des horizons significatifs suscitent plus fréquemment des troubles du désir sexuel et des marginalités dans son expressivité. Le traitement de ces troubles et marginalités constitue encore aujourd'hui une des pierres d'achoppement de la Sexologie moderne.
4. De plus la facilité à trouver et à utiliser des étiquettes différentes pour les déviances et perversions du désir sexuel humain (sadisme, homosexualité, éphébophilie, pédophilie. transgenralité et autres) conduit à penser que toutes les formes du désir sexuel sont différentes, possèdent leur dynamique spécifique et mettent en jeu des essences différentes. Ce qui n'est aucunement vérifié dans l'étude de leur phénoménologie. Au contraire, elles partagent toutes une même structure, un ressenti similaire. Et tenter de comprendre les personnes humaines dans les différences et les similitudes de leur expressivité implique de rechercher la simplification, l'ordre et l'unité de ces manifestations et de trouver le jaillissement d'une seule et même réalité tendancielle du désir. Il en va ainsi sur d'autres facettes humaines. Malgré leurs complexités, cette unité et cette simplification sont nettement apparentes dans les modèles proposés. Par exemple, le modèle de Piaget pour le développement de l'intelligence tente d'expliquer les différentes sortes d'intelligence humaine. Le modèle du processus de Gendlin cherche à expliquer la naissance du sens et les phénomènes de la prise en conscience et ce modèle englobe toutes les formes d'un processus vital. De là l'importance pour le désir sexuel de développer un modèle qui favorise tant la compréhension que l'éducation à la croissance et au développement du désir et qui permette l'intervention clinique pour rectifier les déviances et les perversions de ce désir sexuel.
5. C'est le phénomène du désir sexuel qui nous intéresse, le phénomène étonnant de ses formes diverses opposées: désirer sexuellement un animal ou un enfant, ou le même sexe ou une partie seulement de l'autre. Que cela est surprenant! Or une approche phénoménologique du désir sexuel consiste en une tentative de s'en tenir au phénomène du désir, de le décrire tel qu'il apparaît en cherchant le sens plutôt que l'explicitation, puis en laissant ce phénomène s'ouvrir, jaillir et nous donner ce sens. Une telle approche ne cherche pas les causes (génétiques ou historiques) du désir mais, les intègre lorsqu'elles apparaissent. Mais qu'est-ce ce désir qui émerge et fait sens? Comment le décrire? Comment sert-il le développement de l'humain? Quand est-il pleinement humain?
6. Désirer sexuellement implique l'élan de nourrir sa vitalité en contact avec l'extérieur de soi-même. Or pour connaître ce qui est bon pour elle dans cette vie à l'extérieur, la personne à deux sources : le cadre interne de référence (à savoir la subjectivité, l'identité sexuelle) et le cadre externe de référence, ce que les autres (les personnes significatives, les normes, les valeurs culturelles) à l'extérieur de lui indiquent comme désirable.
7. Un premier examen du phénomène du désir sexuel de tout sujet désirant, quel que soit la forme de ce désir (homosexuel, pédophile, hétérosexuel ou autre), révèle trois aspects de ce phénomène:
a. La focalisation de la perception du sujet désirant,
b. L'activation de son imaginaire et de sa mise en symboles significatifs,
c. La prise en sa conscience des changements corporels.
Ces aspects s'organisent autour d'un ensemble ressenti, d'une « gestalt » de tension vers, d'une tendance énergétique vers l'extérieur .
8. Cette « tension vers » contient un dynamisme, une énergie, une force qui met le sujet désirant en mouvement vers l'extérieur de lui-même. C'est la dynamique du vivant, inscrite au coeur de chaque être humain . D'ailleurs le sens étymologique du désir montre bien la mise en mouvement du désirant : desiderare : de cesser, siderare, sidérer : cesser d'être sidéré, figé sur les astres et se mettre en marche. Pour comprendre ce dynamisme et ce mouvement dans la construction de notre modèle, j'ai exploré le sens de l'énergie humaine dans les travaux de Jung , de May , de Jourard , de Bugental , de Girard , de De Duve et je suis revenu à mes propres travaux sur l'intérêt et le goût de vivre . Pour illuminer la tendance vers l'extérieur du désir sexuel, j'ai examiné les notions d'objet en psychologie génétique (la naissance du monde extérieur ) et la relation d'objet en psychanalyse (le lien libidinal et/ou agressif qu'un sujet établit avec un objet ). Enfin les grandes caractéristiques d'un sujet désirant et les données existentielles impliquées dans son désir furent examinées (sa finitude et ses limites, sa solitude, sa corporéité, sa liberté, son changement et son mouvement dans l'existence).
9. Dans cette démarche phénoménologique d'observation du désir sexuel, les différents thèmes surgissant se sont regroupés autour d'une polarité : deux pôles et une tendance entre ces pôles, la structure du modèle de la polarité. Puis deux grandes formes jaillissent : le désir sexuel subjectif et le désir sexuel objectif. Ces constats serviront à délimiter les parties du présent texte. La première partie, la subjectivité du désir ou le désir sexuel subjectif résultant du cadre interne de référence du sujet désirant repose sur un état d'appartenance au sujet de son désir. Il est sujet de son désir. La deuxième partie, l'objectivation du désir ou le désir sexuel résultant du cadre externe de référence du sujet se fonde sur la mise en objet de son désir qui le rend indépendant du sujet. Le désirant imite un « autre », un désirant modèle.
Pour votre info
Publié le 28 novembre 2008 à 13h00 | Mis à jour le 28 novembre 2008 à 13h04
Le désir charnel complique la vie, selon le dalaï lama
Le dalaï lama achevait vendredi une visite de trois jours au Nigeria où il a été invité par une fondation pour une conférence.
Photo: Bloomberg News
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Agence France-Presse
Lagos
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Le dalaï lama a estimé vendredi que le désir charnel, s'il procure une satisfaction à court terme, complique les choses, tandis que la chasteté procure une plus grande indépendance et une tranquillité d'esprit.
«La pression sexuelle, le désir sexuel, je pense, procurent une satisfaction de courte durée et souvent, conduisent à davantage de complications», a expliqué le chef spirituel des Tibétains lors d'un entretien avec des journalistes, dont l'AFP, à l'occasion d'une visite privée au Nigeria.
Assis en tailleur sur un canapé en cuir dans une suite d'un hôtel de Lagos, le dalaï lama a expliqué que la vie de couple causait «trop de hauts et de bas».
«Naturellement, en tant qu'être humain (...) une sorte de désir sexuel survient mais alors, on utilise l'intelligence humaine pour constater que ces couples ont toujours des problèmes. Dans certains cas, il y a des suicides, des meurtres».
«Donc, c'est notre consolation. Nous passons à côté de quelque chose mais si l'on compare sur une vie entière, c'est mieux. Plus d'indépendance, plus de liberté», a estimé le prix Nobel de la paix ajoutant que l'abstinence causait «beaucoup moins de hauts et de bas».
«Trop d'attachement à vos enfants, à votre partenaire (...) est l'un des obstacles à la tranquillité d'esprit», selon le dalaï lama qui a cité l'exemple de couples vieillissants qui s'inquiétent de la mort prochaine du conjoint.
Prônant le «détachement», il a cependant souligné que le désir, quand il n'est pas charnel, est un sentiment sans lequel «la vie n'aurait pas de sens».
Le dalaï lama achevait vendredi une visite de trois jours au Nigeria où il a été invité par une fondation pour une conférence. Il s'est refusé à faire des déclarations politiques, soulignant le caractère privé de ce déplacement.
Il doit quitter le continent africain dans la nuit de vendredi pour se rendre en République tchèque, puis en Belgique où il s'exprimerera devant le Parlement européen et enfin en Pologne où une rencontre mal considérée par Pékin avec le président français Nicolas Sarkozy est prévue
Le désir suppose la conscience d'un manque qui traduirait notre imperfection. Aussi les moralistes mettent-ils souvent l'accent sur le caractère douloureux du désir, et sur son aspect illimité quand il se reporte sans cesse sur de nouveaux objets. Le bonheur résiderait de ce fait dans l'absence de désir.
Le désir est une tension issue d'un sentiment de manque et en ce sens on ne désire que ce dont on manque. L'être tend vers un but considéré comme une source de satisfaction. Le désir est tantôt considéré positivement comme un moteur, tantôt considéré négativement comme une source de souffrance, une forme d'insatisfaction.