Josey reçoit Mélissa Laflamme
Mon hstoire 
"J'ai eu une grossesse plus ou moins facile lorsque j'étais enceinte de Joseph (c'est le nom que nous avions décidé de lui donner.). À 20 semaines de grossesse (le jour de mon anniversaire) j'ai dû me rendre à l'urgence pour une fièvre qui ne baissait pas.
Après quelques tests sanguins et autres, on m'a retournée à la maison en me disant que ce n'était pas grave, probablement une fin de sinusite.
De retour à la maison, mon état s'est dégradé, en plus de la fièvre, vomissements, diarrhée, etc. Cinq jours plus tard, je dois me rendre à l'hôpital pour mon écho de 20 semaines. J'entre en chaise roulante. À mon écho, tout semble beau, on apprend que l'enfant que je porte est un petit garçon. Malgré tout, je suis inquiète. On me demande de repasser une écho de routine à 24 semaines. Je me questionne et on me dit que c'est pour des mesures préventives, que c'est normal. Je me remets sur pied au bout de quelques jours et à mon écho de 24 semaines, tout est normal."
La suite dès 12h30...
http://www.carnetpsy.com/Archives/Recherches/Items/p31.htm
La mort prénatale a un impact sur toute la famille, les enfants aînés mais aussi les grands-parents et les enfants à venir. Il s’agit d’un deuil bien particulier, contraignant les couples, au-delà de leur douleur indicible, à entreprendre un voyage psychique effrayant et totalement inédit. Comment imaginer la mort à tout jamais de cet enfant tant attendu, rêvé depuis l’enfance et disparu sans avoir vécu? Comment renoncer à celui qui devait assurer l’immortalité et la continuité dans la chaîne des humains? Comment supporter qu’il se dérobe au moment même du surgissement de la vie, en plein « devenir parents », bousculant l’ordre des générations ?
Deuil bien singulier aussi au regard des réactions des couples face à la perte de leur bébé. Cet enfant du dedans qui ne connaîtra pas le dehors n’est pas toujours considéré comme un bébé.
Au delà des débats philosophiques et religieux, la question du statut de l’embryon et du fœtus est avant tout celle de la représentation qu’en ont les parents. Statut incertain, variable selon le projet porté par le couple, lui-même en lien avec l’histoire personnelle, la structure psychique de chacun et le vécu de
http://www.yapaka.be/professionnels/evenement/le-deuil-perinatal
L'interruption de la grossesse, la mort in utero ou la mort à la naissance est une interruption de vie et d'espoir de vie en un temps où, une relation à l'enfant futur n'est pas encore constituée mais où une relation fanstasmatique intense s'est engagée. La femme, flouée dans ses espérances, stoppée dans sa maternification sent s'évanouir rêves et croyances en la vie. Ce temps auquel survient le traumatisme confère à l'événement un statut particulier.
Durant la grossesse, la femme traverse une véritable "crise d'identité" un travail de transformation physique, psychique, sociale s'opère, c'est un temps de remaniements où se réenvisagent les identifications précoces. L'attente d'un enfant induit "une crise psycho-sociale à l'intérieur de la constellation des représentations, des conflits et des fantasmes de chacun". Si la perte du bébé surgit pendant la grossesse, elle devient une crise dans une crise qui entraîne une importante "désorganisation maternelle" (Bribing et col.). Naissance et mort, joie et douleur se confrontent. L'enfant-miroir sans tain ne peut renvoyer le reflet de la bonne mère, celle-ci s'est transformée en une mère au physique désassemblé dont une partie s'est tuée.
Le mot choc revient toujours pour décrire ce moment : tout s'arrête, tout bascule en une fraction de seconde. La brutalité du drame engendre un état de stupeur, de confusion, il y a effraction , sentiment d'éparpillement, dislocation du moi, c'est une
« attaque vitale ». L'appareil psychique est débordé sous l'effet d'une trop violente information, le pare-excitation n'est plus en mesure d' assurer sa fonction, le traumatisme provoque un déplaisir insurmontable et une angoisse massive, un "anéantissement du sentiment de soi, de la capacité de résister, d'agir et de penser en vue de défendre le soi propre" : arrêter la perception du mal devient la priorité.
L'événement traumatique
Édité le 19 février 2009 à 14h59 par sergio marzaro
Bonjour, c'est bien particulier de vous entendre et de revivre, à travers les expériences des autres, l'expérience du deuil périnatal. Septembre 2007. 32 semaines d'une première grossesse. J'ai appris que le coeur d'Océanne s'était arrêté lors d'un suivi de routine. Confirmée lors d'une écho d'urgence au cours de la même journée, la nouvelle a été le début d'une suite d'événements des plus pénibles : accouchement long et difficile, rupture de liens familiaux, isolement, séparation. Toutefois, un peu comme une auditrice l'a mentionné, pour moi, cette expérience négative a été une occasion de faire des meilleurs choix de vie, afin d'honorer la mémoire de cette petite âme qui m'accompagne maintenant. J'ai pris pendant un moment de la distance avec ma famille pcque leur incompréhension et leurs mauvais pas m'étaient douloureux. J'ai décidé de me choisir davantage et cela a conduit à la fin du couple avec mon conjoint. Aujourd'hui, presque 1 an et demi plus tard, malgré le regret lorsque je vois des petites filles de l'âge que pourrait avoir Océanne, je suis généralement sereine et je me dis que le meilleur est devant moi. Merci pour l'émission!
Édité le 19 février 2009 à 13h31 par Marlène Roy
Je suis incapable de téléphoner, c'est trop difficile mais je voulais vous partager mon histoire. J'ai vécu une interruption de grossesse au mois de juin dernier...j'ai une maladie génétique et mon foetus a malheureusement eu le même gène malade que moi. Depuis cette interruption je ne vis plus ou presque. Je savais que j'avais 50% de chance que mon bébé soit atteint mais je voulais tellement croire que tout irait bien...finalement le diasnostique fatal est tombé...il était atteint... J'ai dû demeurer 9 jours enceinte tout en sachant que je devais arrêter ma grossesse, et cela en cause des congé de la Saint-Jean-Baptise...ce fut les pires jours de toute ma vie. Je ne voulais plus que le jour J arrive...mais ma conscience me disait (nous disait à moi et mon conjoint) que nous faisions la bonne chose...car au delà de notre grand rêve, nous ne pouvions être égoistent et hypothéquer la vie de notre bébé ainsi que la nôtre... Aujourd'ui je suis toujours dans le deuil, je suis même une thérapie pour me sortir de cette impasse insurmontable...je veux un autre enfant, mais encore là je suis à risque de 50% de revivre les mêmes choses...j'ai très très peur, par contre, le désir de devenir maman et plus grand que tout, et j'espère tout simplement que le 50% cette fois-ci, sera du côté de la santé pour notre futur bébé. On dit que l'espoir fait vivre, mais pour ma part l'espoir est hypothéquer à 50% en partant...pas facile d'accepter tout cela.
Édité le 19 février 2009 à 13h28 par Jennifer Ingham
moi j'ai vecue deux grossesse qui c'est terminé par le décè de mes enfants c'est bien sur que s'etait tres difficile .mon premier qui est née a 26 semaines a vécu 5 semaines nous avons eu de l,espoir mais apres 3 semaines nous avons su que tout allait pas trers bien qu'il partait tranquillement et pour lui. il est partie dans les plus belle condition car il est partie dans mes bras je l'ai bercé jusqu'a temps que son petit coeur arrete qu'elle bon moment que nous avons vecu merci Francis et pour la deuxieme c'est différant elle a vécu 3 sem.et elle j'ai eu la chance de la prendre de son vivant mais quand elle est morte j'ai tenue vraiment à la prendre pour la bercer au moins une derniere fois .J'ai toujours gardé de bon moment de mes deux grossesse. car quelque part je me suis trouvé chanceuse d'avoir un eu des enfant et de connaitre c'est quoi une grossesse un accouchementet de voir c'est beau bébé j'ai maintenant des enfants en santé et moi je dit à tous le monde que j'ai eu 4 enfant. Et moi aussi je peux vraiment en parler et permetre aux autres de mieux comprendre .
Édité le 19 février 2009 à 13h24 par agathe a
Bonjour, Concernant le sujet d'aujord'hui...oui on passe à travers, j'ai perdu mon bébé à 29 semaines, raison : erreur médicale.....Il faut en parler, il le faut et oui cet être est important, et oui....nous l'avons connu ! Concernant les commentaires des autres, il faut savoir les gérer. Pour ma part j'ai reçu deux qui sont vraiment très $%?&**....Ton bébé et toi, vous avez choisi de vivre ça, c'est pour te faire garndir et celui-ci on a les enfants qu'on mérite....Vous savez il est vrai qu'à travers les épreuves ont peu grandir mais je ne crois pas que l'on veut perdre son enfant pour y arriver !!! Mon conjoint et moi sommes encore ensembles, ce qui nous a aidé c'est le fait d'avoir à cet époque déjà un autre enfant. Comme je ne pouvais plus avoir d'enfant, nous avons adopté. De plus, ce qui m'a tenu debout, c'est le fait qu'il s'agissait d'une erreur médicale, je me suis battue pour cet enfant , pour que l'on le reconnaisse. J'ai procédé à une poursuite judiciaire de trois ans et dieu merci j'ai été appuyée par un avocat hors pair. Nous avons gagné hors cours mais il ne s'agissat pas d'une vengeance, j'ai grandi avec cette expérience et j'espère que les médecins en cause ...aussi. Mon message ce veut un d'espoir....la vie est belle, la colère, la peine, ce sentiment d'injustice finissent par nous quitter, un ange veille sur vous et inquiétez-vous pas notre coeur l'aime pour toujours... le mien, notre ange, notre Julien, nous aapporté, à son frère, son père et sa mère, une soeur , une fille qui a maintenant huit ans. Suzanne...que vous avez fait pleuré et ce m^me après tant d'années XXXXX
Édité le 19 février 2009 à 13h20 par Suzanne HAllé
Bonjour. Oui,merci de partager cette expérience de vie. Pour ma part, j'ai vécu le deuil périnatal en juin 2000.C'était un petit garçon,Raphael,décédé à 26 semaines de grossesse. Nous avions déjà 3 garçons et n'avons jamais compris ce qui s'était passé...Il bougeait moins, mais à l'autopsie, il n'y avait rien d'anormal, excepté qu'il était de plus petit poids que ce qu'il devait être à ce stade.Pour moi, le plus souffrant, c'est la période avant l'accouchement. Car je l'ai porté 3 semaines encore avant d'accoucher.Donc, j'ai passé 2 1/2 semaines avec le bébé mort...dans mon ventre.Par contre, ma plus grande consolation a été de l'avoir dans mes bras pendant 2 heures après l'accouchement. Ce fut réellement un moment de paix intérieure! Merci encore d'en parler.
Édité le 19 février 2009 à 13h16 par Lyne M
Bonjour, Je vous écoute parler et de ce que je remarque c'est que ce qui vous blesse le plus c'est le fait que les autres ne veulent pas en parler ou ne savent pas quoi dire, je peux comprendre que vous ayez besoin d'en parler mais pour ceux qui n'ont pas vécu ce drame ce n'est pas facile d'en parler, ma cousine a accoucher d'un enfant mort et je n'ai jamais osé en parler avec elle justement parce que je ne veux pas la blesser en lui rappellant ce souvenir si blessant, je crois que ces gens, soit on peur de vous blesser davantage ou bien ils ont tellement de peine aux aussi que la seule façon qu'ils ont de moins souffrir est d'oublier et de ne pas en parler. Essayez de ne pas être trop dur envers eux parce qu'à mon avis ils essaient seulement de se protéger. Bon courage.
Édité le 19 février 2009 à 13h10 par Josee P
J'ai vécu la même chose il y a de ça maintenant 25 ans et on n'oublie jamais. En ce qui me concerne, je préférais vivre ce deuil seule et ne pas en parler, par pudeur je ne voulais pas que les gens autour de moi aient PITIÉ, sentiment que je trouve dégradant!
Édité le 19 février 2009 à 13h02 par France Doyon
Je suis tellement contente de vous entendre aujourd'hui! C'est tellement vrai que l'attitude des personnes qui nous entourre est troublante. J'ai vécu une grossesse ectopique qui a rupturé...alors je me suis faire opéré d'urgence un vendredi soir puisque j'avais une hémorragie...je pleurs depuis tantôt à vous écouter...mais ça fait tellement du bien! Oui, il faut en parler...nous aussi notre famille fait comme si ça n'est jamais arrivé...en plus de frôler la mort, j'ai perdu le bébé...alors je ne veux pas oublier!!!Merci beaucoup pour votre émission...
Édité le 19 février 2009 à 13h01 par Isabelle S
Bonjour mesdames malgrer ma jeune vingtaine et n'ayant pas encore d'enfant je voulais simplement souligne la bravour et le courage d'aborder un tel sujet aujourdhui . bravo melissa et encore une fois merci pour tout le courage et merci d'en parler pour faire réfléchir et aider ceux qui on deja passer par la .
Édité le 19 février 2009 à 12h48 par Noel jonathan
Merci infiniment d'aborder ce sujet du deuil périnatal ! Bravo Mélissa et merci infiniment de votre courage ! Votre Ange ne sera jamais oublié ! Plusieurs personnes croient que nous pouvons nous remettre plus rapidement...oublié même...la perte de ce petit être tant aimé et attendu. Non, jamais...et la vie n'est plus la même! Je connais deux sites que je suggère pour en parler, deux sites magnifiques et les personnes qui s'y retrouvent comprennent si bien sans jugement la peine immense qui nous habite. Et pour ceux et celles qui dise parfois et souvent: '' tu verras...il est mieux où il est...tu en auras d'autres...etc.'' Fermez-vous svp...vous ne savez pas... Nos petits Anges au paradis: http://www.nospetitsangesauparadis.com/ Et la Gentiane : http://lagentiane.org/ Martine x
Édité le 19 février 2009 à 12h35 par Martine R
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