Les consequence de denoncer son agresseur
20 janvier 2010
Josey reçoit une dame qui a été agressée par son frère lorsqu'elle avait 7-8 ans et que son frère avait 10-11 ans.  Il s'est même rendu jusqu'à la pénétration.
 
Elle a tout récemment dénoncer son agresseur,
mais les conséquences sur sa famille sont assez grandes...
 
La victime devient la "faiseuse" de trouble.
 
Avez-vous été victime d'agression sexuelle ?  Avez-vous dénoncer votre agresseur ?  Quels ont été les impacts ?
 
 
 
 
Témoignage de Nathalie Simard


Une femme admirable qui a eu le courage de dénoncer son agresseur



Lorsque j’ai dénoncé mon agresseur le 12 février 2004, je n’avais aucune idée de ce que serait la suite des événements. J’avais peur de la police. D’ailleurs, cette journée-là, je ne pensais vraiment pas les appeler.

 

J’ai eu un bon ami qui m’a fait réaliser que des gestes criminels avaient été commis sur ma personne et qu’ils étaient excessivement graves. Je pensais que c’était MOI la coupable, qu’il n’y avait aucune porte de sortie qui s’offrait à moi, jusqu’à ce que je rencontre les policiers. Ce sont eux d’ailleurs qui m’ont remis les brochures du CAVAC (Centre d’aide aux victimes d’actes criminels). Je venais de comprendre que je n’étais pas la seule à avoir été victime d’agression sexuelle et je réalisais qu’il y avait de l’aide pour les victimes.

 

 

Nathalie Simard en compagnie du sergent Bessette

 

 

Les policiers que j’ai eu la chance de rencontrer lors de cette grande aventure, m’ont été d’un secours inestimable. Ils ont accompli un travail exceptionnel dans le plus grand respect. Leur expertise et leur approche humaine m’ont mise en confiance, d’autant plus que mon histoire était très particulière. J’ai souvent parlé de mon ange, le sergent détective Daniel Lapointe, un être extraordinaire doté d’une patience surprenante. Je tiens encore à le remercier pour tout ce qu’il a fait pour moi.

 

J’ai aussi grandement apprécié la collaboration exceptionnelle des intervenants de la Sûreté du Québec lors de conférences de sensibilisation face aux abus sexuels. Leur habileté à discuter de ces questions délicates a permis à des milliers de personnes partout au Québec de découvrir la grande ouverture d’esprit de l’organisme, un aspect essentiel pour inciter les victimes d’abus sexuels à dénoncer leur agresseur. J’ai également été heureuse de constater l’importance accordée à la formation des policiers pour traiter les cas d’abus sexuels. Le soutien des intervenants de la Sûreté du Québec a été inestimable, tant pour mon cheminement personnel que pendant la tournée de conférences qui aura permis de sensibiliser des milliers d’intervenants, de parents et d’enfants au Québec.


 

Merci!


Commentaires
10 commentaires
mes salutations à tous les cousins, les oncles, les frères, pères, beau-père, belle-mère, mère, soeur,cousine, tante et les sans-noms..... trop tordus pour avoir une relation intime et saine avec des femmes ou des hommes matures et capable d'exprimer le NON franc et ferme devant le partenaire 'sexuel' prendre conscience du tort que vous vous faites à vous même... serait déjà une bonne idée... la deuxième serait de demander de l'aide... - un médecin de famille, confidentialité oblige, pour vous diriger vers les soins appropriés JUGER, peut tuer... c'est comme pour le SIDA SI on n'en parle pas, c'est le silence qui tue!!
Édité le 1er février 2010 à 16h57 par Nathalie D
@chantale L....Il n'est pas surprennent de constaté votre réaction, c’est exactement ce que je dis dans le commentaire précédent. Pour vous, il y a absolument des répercussions négatives, pour vous il y a absolument traumatisme. Comment pouvez-vous dans une même logique interdire à des mineurs les droits des adultes en le considérant inapte à de tel droit et du coup le tenir responsable de leurs gestes « mineur » des années plus tard ?? Une logique variable selon les gestes commis ? Les gestes sexuels sont très émotionnelles, inacceptable dans notre société aux racines morale catholique. Par contre la mise à mort (souvent mentionné) dans un cas d’abus sexuels serait dans certain cas « acceptable »…Encore une fois morale et logique deux poids deux mesures. La chasse aux sorcières qui en découle ne fait pas de différence entre chaque cas. Tous les cas sont des horreurs, point à la ligne. Selon votre affirmation, la société pourrait ou plutôt devrais vous tenir responsable de vos gestes dit « illégaux » ou « immoraux» de votre enfance ou du moins de votre adolescence ?
Édité le 20 janvier 2010 à 14h49 par mononcle cochon
Bonjour à vous deux. Je suis présentement en plein dans cette tourmente. J'ai dénoncé 2 de mes oncles l'année passée. J'ai été abusée de l'àge de 3 à 5 ans. Ma famille ne m'on t pas cru...Ils ont préféré croire l'oncle qui leur disait que je faissait du chantage. J'ai coupé les liens avec cette famille depuis ce temps mais c'est très difficile car c'est nous qui passons pour les méchants alors que nous sommes les victimes. Et doublement en plus.Les conjointes de mes oncles croient les croient et ne font que me rabaisser aux autres membres de la famille. Alors j'ai laissé tombé non pas ma plainte, qui est toujours sur le bureau de l'inspecteur,mais j'ai choisi de laisser cette famille. Mais ça fait mal.Mais je vais continuer pour moi et seulement pour moi. Peut importe les résultats moi au moins je me dirai que je l'ai dénoncé et que j'ai été jusqu'au bout.
Édité le 20 janvier 2010 à 13h39 par Anny Morin
Je crois comprendre ce que voulait dire l'internaute qui écrivait qu'il trouvait absurde que des actes perpétrés à l'âge mineur soient criminalisés... Les jeux sexuels entre mineurs ne sont pas si rares, qui n'a pas joué à la bouteille dans sa jeunesse ? Je suis consciente que le frère de votre invité NE JOUAIT PAS, mais à quel moment cela n'est plus un jeu innocent entre enfant ? C'est probablement ce qui inquiète votre auditeur!
Édité le 20 janvier 2010 à 13h39 par marylou bélanger
J'ai dénoncé 18 ans plus tard. Une agrssion par un oncle a l'age de 10 ans dans un party de famille. Mes parents étaient au courant mais j'ai été obligé de retourner le voir année apres années comme si de rien était. Apres avoir eu un enfant j'ai décidé de dénoncé. Le processus jusdiicaire a durer 2 ans et il a été reconnu coupable et a fais de la prison. Lui n'a jamais avouer. Beaucoup de répercussions dans la famille. Mes parents ne me parle plus. Beaucoup de difficulté niveau sexuelle. COMMENT FAIRE POUR REPRENDRE LA SEXUALITÉ ?? j'ai besoins de conseils Merci
Édité le 20 janvier 2010 à 13h35 par Julie Boulanger
J'ai essaye de vous appellez vous je n'ai pas été capable, j'ai raccroche. J'ai vécu 6 ans d'enfer a être abuse par mon frère. 20 ans plus tard je souffre terriblement et je ne sais pas si un jour je ne sentirai libre. Merci de votre émission. Je me sens moins seule... Surtout que mon conjoint banalise les événements et me dit que je ne fais que trouver des excuses pour ne faire l'amour avec lui ....
Édité le 20 janvier 2010 à 13h24 par Veronique Pepin
Le courriel de mon oncle cochon m'a fait réagir et malgré que je n'ai pas été abusée personnellement ,je ne peux pas croire que l'on pense que les gestes commis à l'age mineur ne doivent pas être punis quand la victime a des répercussions de ces gestes durant toute sa vie.L'abuseur n'a pas simplement fait une petite erreur de jeunesse comme voler une gomme baloune au dépanneur ,il a abusé sexuellement d'une autre personne!!!Il faudrait peut être faire la différence.
Édité le 20 janvier 2010 à 13h21 par chantale L
J'aimerais savoir si elle l'a dénoncé à la police ? Moi cela m'est arrivée et mon agresseur était ma cousine. J'avais 6 ans et elle 12 et cela s'est continué jusqu'à ce que j'ai 11 ans ... Elle me faisait des attouchements alors qu'elle me gardait. Je suis dans le processus de vouloir la dénoncer à la police et moi aussi j'ai peur car ma mère travaille pour la mère de ma cousine alors je ne voudrais pas qu'elle perde son emploi. Aujourd'hui j'ai 40 ans alors si on fait le décompte cela fait 34 ans que je vis avec ce secret. Je me demande si je devrais lui écrire pour lui expliquer ce qu'elle (ma cousine) m'a fait ou non. Merci et félicitation pour votre émission car grâce à des émissions comme la vôtre et bien on peut être éclairé sur certains sujets. P.S. j'avais déjà écrit alors que c'était Marie-Paul Ross qui était là et c'est elle qui m'avait fait réaliser que ce n'était pas correct même si ma cousine n'était pas majeure.
Édité le 20 janvier 2010 à 12h59 par Roxanne F
Josey, J'ai un témoignage à faire mais,svp, je ne veux surtout pas que mon nom soit diffusé. Juste pour démontrer à quel point les gens sont prêt à fermer les yeux juste pour garder une paix relative dans leur vie. Ma nièce de 14 ans c'est confié à sa grand-mère paternelle. Le gardien de 18 ans qui venait garder son petit frère de 7-8 ans, en profitait sexuellement avec elle pendant les heures de gardiennage. La grand-mère demande à sa petite-fille d'en parler à ses parents, ce qu'elle fit. C'est alors que les choses se sont retourné contre la grand-mère qui se fait dire par son fils (le père de la petite) de se mêler de ses affaires et, que de tout façon le gardien est un bon gars et qu'il ferait un bon gendre. Étant le parrain le la petite de 14 ans, je me suis mêlé du dossier pour défendre 1-la petite et 2- la grand-mère. Je me suis fais traiter de tout les noms par les parents et même par ma nièce. Les ponts sont cassés depuis. J'avoue, par-contre, que j'y suis allé assez raide dans mon approche. Le cas n'est pas extrême. Le problème n'est pas le rapport entre une fillette de 14 ans et un gars de 18 ans. Ça s'est déjà vu sans que ce soit dramatique. Bien que le gars était en situation d'autorité, il n'est pas à blâmer outre mesure bien que.... Mais la réaction désastreuse des parents qui ont prit la défense de celui-ci au détriment de la grand-mère, exprime à quel point les familles ont souvent peur de brasser des affaires pas belles, de peur de déterrer des horreurs. Merci
Édité le 20 janvier 2010 à 11h56 par martin blackburn
Complètement absurde, que des actes perpétrés à l’âge mineur soient criminalisés des années plus tard à l’âge adulte. Nous assistons ici au summum de la paranoïa collective de notre société de malade. La chasse aux sorcières de notre époque, peut importe le résultat, que des innocents soit détruit dans l’exercice de se libéré de cette lourdeur. Cette lourdeur qui est souvent le résultat de la pression de cette morale social qui, sais tout, qui sais toujours mieux que quiconque ce qui est bon pour nous, ce qui doit être fait et ce qui ne doit pas être fait, ce qui est moralement acceptable et ce qui ne l’est pas . Cette panoplie d’expert en « log » et en « iste » nous abreuves de leur SEULE vérité, tu ne peux, commettre, subire, participé à ces actes sans absolument avoir un traumatisme, il est impensable, anormale qu’il y ait eu plaisir consentant. Il est impensable d’avoir aimé, avoir aimé est socialement immoral, impossible, proscrite….Té un osti fucké…Les personnes commettent ces actes et subissent cette pression social en ressorte blessé, détruite. Sujet délicat, sujet tabou, sujet unidirectionnel, un seul côté du sujet est abordé, une seule angle est accepté, envisageable. Un meurtrier est moralement plus acceptable. Et voilà je lance le débat des insultes .
Édité le 20 janvier 2010 à 10h35 par mononcle cochon

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