Ville de Québec
QUÉBEC - Les grands joueurs de l'immobilier détiennent plus de 1,6G$ d'actifs en bordure du tracé du SRB, des actifs dont la valeur pourrait augmenter si le projet se concrétise.
François Des Rosiers, Jean-François Lisée, et Régis Labeaume
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Une hausse des valeurs foncières d'à peine quelques pour cent représenterait des dizaines et même des centaines de millions de dollars.

La plus-value variera en fonction de la demande pour un tel service de transport en commun.

Contrairement à ce qu'avance le maire de Québec, François Des Rosiers, professeur titulaire au Département de finance, assurance et immobilier à l'Université Laval, ne croit pas que le SRB aura un grand impact sur le développement économique.

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Il est difficile de prévoir avec exactitude quelle sera la plus-value avant que le service soit mis en fonction.

Selon des données de la Ville de Québec étudiées par l'École supérieure d'aménagement du territoire et de développement régional de l'Université Laval, le Métrobus 802 a fait augmenter la valeur des résidences situées à moins de 150 mètres de 14,8% de plus que la moyenne.

Le professeur Des Rosiers croit qu'il serait plausible de connaître une hausse similaire, ce qui représenterait une appréciation de la valeur des actifs d'environ 240M$.

La captation de la plus-value foncière pour financer le projet de SRB a déjà été avancée par l'actuel chef du PQ, Jean-François Lisée. Cette solution a cependant été rejetée du revers de la main par le maire de Québec.

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La captation de la plus-value foncière est utilisée fréquemment ailleurs dans le monde pour financer des projets de transport en commun.