Luc Robitaille et Rob Blake
(98,5 Sports) - Le tout nouveau président des Kings de Los Angeles, Luc Robitaille, est déjà en train d'éplucher les CV en vue de trouver le successeur de l'entraîneur Darry Sutter, congédié le 10 avril dernier en compagnie du directeur général Dean Lombardi.
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Ne comptez toutefois pas sur Robitaille et Rob Blake - le nouveau directeur général de l'organisation - pour embaucher un coach qui sort des rangs juniors ou de la Ligue américaine. Bref, quelqu'un qui n'a pas une longue feuille de route dans la LNH.

«La première chose sur la liste, c'est trouver un nouvel entraîneur, a expliqué le Québécois au micro de Mario Langlois au 98,5 FM Sports. On sait qu'on a une bonne équipe, qu'on a de bons vétérans. On ne va pas rebâtir donc on cherche un entraîneur expérimenté.

«On a beaucoup d'attente, a ajouté Robitaille, qui supervisera toutes les opérations hockey et affaires de la concession. On a connu beaucoup de succès et en tant qu'organisation, les attentes restent élevées, et ce, chaque saison. Il faut gagner maintenant, pas dans cinq ou six ans.»

Au cours de l'entrevue, Robitaille a confirmé qu'il n'avait pas encore interviewé l'ancien entraîneur du Canadien, Michel Therrien.

Il a refusé de dire s'il était sur la liste.

Une équipe plus rapide?

On l'a dit et redit, depuis quelques années les équipes qui dominent dans le circuit Bettman sont souvent celles qui misent sur leur vitesse.

Les Kings ont remporté deux coupes Stanley en trois saisons entre 2012 et 2014, mais ils ont raté les séries deux fois depuis.

Sans dire qu'ils ont manqué le virage vitesse, l'ancien joueur étoile admet qu'il veut améliorer cet aspect.

«On veut un système de jeu plus axé sur la vitesse et on aimerait avoir des joueurs plus rapides. En même temps, on ne veut pas perdre notre côté défensif, on est l'une des meilleures équipes à ce chapitre dans la LNH.»

Pas de panique avec Kopitar

Luc Robitaille, membre du Panthéon du hockey, a aussi reconnu qu'il s'attendait à beaucoup plus de son plus haut salarié, l'attaquant Anze Kopitar.

Le Slovène, qui aura 30 ans à la fin de l'été, a récolté seulement 52 points, dont 12 buts en 76 parties. Si l'on exclut la saison écourtée par le lock-out, il s'agit de son plus bas total de points depuis son arrivée dans la LNH en 2006.

Pour un joueur qui va empocher 10 millions de dollars jusqu'en 2024, c'est trop peu.

«Il n'a pas connu une bonne saison, tout le monde le sait. Lui-même le sait. Il a surtout marqué moins de buts. Pour le nombre de passes, c'est à peu près ce qu'il amasse chaque année. Il a joué beaucoup de hockey pour la Slovénie dès le mois d'août. Il a joué au Chamionnat mondial. Ce n'est pas pour lui trouver des excuses, mais il a joué beaucoup de hockey.

«Ce que j'aime de lui, c'est qu'il est le premier à vouloir rebondir. Quand on fait nos projections, on n'est pas inquiets.»