Martin Carpentier n'allait vraiment pas bien au moins deux mois avant qu'il décide de tuer ses deux filles et de s'enlever la vie dans un boisé de St-Apollinaire, en juillet 2020.
Dans le cadre de l'enquête du coroner, la grand-mère maternelle de Norah et Romy, Gaétane Tremblay, a confié qu'il était obsédé par la peur de perdre ses enfants, et ce, depuis sa séparation en 2015. Son obsession semble avoir été exacerbée par les procédures de divorce qu'il avait entreprises.
Une inquiétude inexplicable pour l'ensemble de son entourage alors que tout le monde, dont la mère des enfants, lui disaient que c'était « mathématiquement impossible », même dans le cas de la plus vieille qui était sa fille adoptive. Il avait d'ailleurs beaucoup de difficulté à accepter que quiconque d'autre que lui s'occupe de ses enfants.
Un état de santé qui se dégrade
C'est à partir de mai 2020 que la voisine de Carpentier et grand-maman des victimes, a remarqué, comme d'autres témoins, que sa santé se dégradait à vue d'oeil, qu'il avait perdu du poids et qu'il était dépressif.
Deux jours avant l'accident déclencheur, Carpentier s'est présenté chez son ancienne belle-mère en sueurs et tremblotant pour lui dire qu'il ne voulait pas se marier, ni vendre la maison, ni divorcer.
Durant cette période de mai à juillet, il travaillait de nuit et combinait un deuxième emploi à l'extérieur. Il avait aussi cessé de prendre ses médicaments pour ses problèmes de glande thyroïde.
La peur de perdre de ses enfants était une obsession. Il en parlait souvent, chaque semaine ou chaque mois (...) On voyait que Martin ne feelait pas et ça a dégénéré quand il a commencé à travailler de nuit (autour de mai-juin 2020).
Accident encore nébuleux
Des témoins de la scène de l'accident à la hauteur de Saint-Apollinaire sont aussi venus raconter au coroner la scène du 8 juillet 2020 un peu après 21h00.
Le véhicule de Carpentier qui circulait vers Québec aurait dérapé en passant par le terre-plein central pour se retrouver dans le sens inverse.
Une fois le nuage de poussière retombé, il n'y avait plus d'occupant dans le véhicule.
Une conductrice a raconté avoir aperçu un homme avec un enfant dans les bras suivi par une autre fille qui boitait s'éloigner du véhicule.
Cette dernière ne s'est toutefois jamais immobilisée comme d'autres automobilistes l'avaient fait.
Écoutez le reportage complet dans l'extrait ci-dessus.