Des citoyens du quartier Limoilou à Québec accusent le gouvernement Legault de « sacrifier leur santé » au profit des minières, en haussant la norme sur le nickel.
À compter de jeudi, la limite quotidienne de particules permises dans l'air sera quintuplée pour atteindre 70 nanogrammes par mètre cube à travers la province.
Pourtant, les 18 directions régionales de la santé, tout comme la Ville de Québec, s'y opposent entre autres en raison du manque de données scientifiques sur les effets du nickel sur la santé des résidents.
« Ma formation scientifique me permet (...) de pointer des failles méthodologiques importantes dans les études qui servent à justifier la nouvelle norme. Je ne suis pas la seule à le faire. »
Cette levée de boucliers contraste avec la position du directeur national de santé publique et de ministère de la Santé qui ne s'opposent pas à la hausse, soulignant au passage que les études menées sont fiables et ne nécessitent pas d'être recommencées.
Le nickel est indispensable à la fabrication des batteries qui alimente les véhicules électriques qui sont au coeur de la stratégie d'électrification des transports.
Le député de Québec Solidaire Sol Zanetti qui représente les électeurs de Limoilou à l'Assemblée nationale se demande si la CAQ a déjà renoncé à la circonscription aux prochaines élections puisque la hausse de la norme n'atteint le seuil de l'acceptabilité sociale.
« J'essaie d'imaginer qu'ils ne font pas des calculs électoralistes avec la santé des gens. Clairement, ils disent on fait une croix sur le centre-ville. Tant pis pour leur santé, tant pis pour eux, on n'a pas besoin de leurs votes. »
Devant la grogne, le gouvernement a mis sur pied un groupe indépendant chargé de déterminer les sources des contaminants qui polluent l'air dans le secteur dans le centre-ville de Québec.
Québec a aussi annoncé l'ajout d'une huitième station d'échantillonnage.