La mère des deux enfants assassinés en octobre 2020 à Wendake met en demeure la DPJ et le ministère de la Santé à qui elle réclame 2 millions de dollars.
Dans le document, Émilie Arsenault leur reproche d'avoir fait preuve de négligence en ne retenant aucun des trois signalements déposés contre le père avant la tragédie.
Michaël Chicoine est accusé des meurtres non prémédités d'Olivier, 5 ans, et d'Alex, 2 ans. Son procès devant jury aura lieu en septembre.
Selon la mise en demeure, la direction de la protection de la jeunesse a rejeté un premier signalement en mai 2018, puis un second en octobre 2019.
La dernière plainte a été rédigée en janvier 2020, soit 10 mois avant la tragédie.
La maman d'Olivier et d'Alex donne 10 jours au gouvernement et son organisme pour lui verser la somme exigée sans quoi le dossier ira devant les tribunaux.
Son avocate Me Valérie Assouline accuse les autorités de se trainer les pieds alors qu'elles savent depuis des années qu'il y a un déficit dans la formation et la supervision des intervenants de la DPJ.
« 60 jours quand tu t'inquiètes pour la sécurité de tes enfants, c'est excessivement long. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé. Je n'ai pas vraiment eu de détail sur la non-rétention de mes signalements. Une histoire comme ce qui m'est arrivé, je ne veux plus que ça arrive à personne d'autre. »
« Aucun montant d'argent ne pourra pallier au fait pour ma cliente de se lever tous les matins et ne pas avoir ses enfants avec elle. Il faut que le système soit imputable et il faut également que ça ne se reproduise plus jamais. »