Plus de 2000 personnes se sont rassemblées devant l'Assemblée Nationale pour manifester pour les droits des mères et pour protéger l'avenir de leurs enfants.
C'est l'estimation de la foule qu'a fait le service de police de la Ville de Québec.
La manifestation était planifiée par deux organismes avec des vocations bien différentes.
« Ma place au travail » défend la place des mères sur le marché du travail et «Mères au front» dénonce l'inaction face à l'urgence climatique afin de profiter de l'avenir de leurs enfants.
Pour Myriam Lapointe-Gagnon, porte-parole de « Ma place au travail », rassembler les deux organismes pour cette manifestation allait de soi.
Je pense que ça envoit un message que les mères sont capables de se tendre la main, de s'élever ensemble, plutôt que de se battre chacune pour sa place.
Source: FM93
Une manifestation silencieuse
Puisque la manifestation rassemblait énormément de familles dont plusieurs enfants très jeunes, la manifestation se voulait silencieuse.
Pas de slogan, de musique ou de cris. Le confort des enfants n'était cependant pas la seule explication derrière cette décision.
Il s'agissait aussi de passer un message au gouvernement Legault comme l'explique la cinéaste, autrice et porte-parole de « Mères au front », Anais Barbeau-Lavalette.
J'ai l'impression que ça génère quelque chose de beaucoup plus profond, qui raconte peut-être notre colère. C'est pas du désespoir, c'est de la colère qu'on a d'enracinée dans l'amour qu'on a pour nos « kids »
Des berceuses modifiées
On a tout de même pu entendre la foule chanter quelques berceuses, parfois légèrement modifiées.
C'est ainsi que lors d'une interprétation de Frère Jacques, on a pu entendre la foule chanter : « François Legault, François Legault, dormez-vous? ».