Une trentaine de restaurateurs et commerçants implorent la ville de faire marche arrière avec le scénario de rue partagée dans le secteur de l'avenue Cartier sur le boulevard René-Lévesque à l'embouchure du futur tunnel du tramway.
Le regroupement opposé au concept est particulièrement préoccupé pour l'avenir des livraisons, du déneigement et du stationnement, de même que pour la sécurité de la clientèle.
La rue partagée qui sera aménagée sur trois coins de rue entre les avenues Bourlamaque et De Salaberry doit permettre de faire passer le tramway au centre avec une voie dans chaque direction où la vitesse sera limitée à 20 km/h.
Les piétons, cycliste et véhicules se partageront les mêmes voies de circulation ce qui soulève plusieurs questions pour certains commerçants.
« On ne désappuie pas le tramway. On désappuie le tronçon René-Lévesque-Cartier. Ce qui nous fait peur c'est qu'en enlevant le trottoir et en ayant des piétions vont circuler en même temps que des cyclistes et les automobilistes au même niveau dans la même voie, on pense que ça va être dangereux.»
Même si le regroupement salue les efforts de la nouvelle administration du maire Bruno Marchand pour mieux communiquer le projet, ses membres déplorent l'absence de certitudes sur les conséquences de la rue partagée et du passage du tramway sur leur chiffre d'affaire.
« Mon restaurant c'est mon gagne pain, est-ce que mon inquiétude est trop grande? Je ne pense pas. On ne remet pas en question le projet de tramway. En fait, je serais prêt à contribuer davantage pour un métro. Ce serait plus efficace et ça ne démolirait pas la ville. »
L'option de la rue partagée a été la plus populaire à 69% dans le cadre d'un consultation en ligne auprès de 2 000 répondants.
Une autre portion du boulevard René-Lévesque pourrait subir le même sort puisqu'il s'agit de l'un des scénarios sur la table pour le secteur Saint-Charles-Garnier.