La Direction de la protection de la jeunesse a été inondée d'appels dans la dernière année avec une hausse de 12,5%. Les 132 632 signalements enregistrés depuis 12 mois représentent plus de 363 cas par jour au Québec.
Le taux de signalements retenus par la DPJ a toutefois connu une légère diminution tant dans la grande région de Québec qu'à travers la province.
La DPJ de Chaudière-Appalaches enregistre une hausse des dénonciations de 14% pour un total de 7 607. Dans le lot, près de 32% se sont avérées fondées.
Sur le territoire de la Capitale-Nationale, le nombre de signalements traités est demeuré relativement stable avec 10 518 (baisse de 1%) alors que 37,5% des cas ont été retenus.
La directrice de la DPJ Catherine Lemay souligne que la pandémie n'est pas étrangère à la hausse des signalements.
« On sort de deux années de pandémie où la population en général a trouvé ça extrêmement difficile. La bonne nouvelle, c'est qu'au niveau des signalements retenus, il y a une baisse. Pour les enfants qui n'avaient pas besoin de protection, les DPJ les ont réorientés vers des services plus en proximité. »
Au Québec, plus d'une plainte sur deux retenues concerne des cas de négligence (33,6%) ou d'abus physiques (28%).
900 ressources manquantes
La pénurie de main-d'oeuvre qui sévit partout au pays n'épargne pas la DPJ qui estime avoir environ 900 postes à combler au sein de son réseau.
Ce nombre inclut non seulement les intervenants, mais aussi tous ceux qui viennent en appui en hébergement et les ressources de soutien aux familles d'accueil.
Les directions régionales de la Capitale-Nationale et Chaudière-Appalaches s'en tirent plutôt bien avec respectivement 25 et 10 postes à combler.