En plein été, la septième vague de COVID-19 fait de plus en plus de dégâts au Québec.
L’absence des mesures sanitaires et la banalisation du virus contribuent, notamment, à un fort achalandage dans les hôpitaux et à un manque de travailleurs de la santé.
À quand le retour à la vie normale ? Le président de l'Association des microbiologistes du Québec, Marc Hamilton, s’est entretenu avec Paul-Raphaël Charron pendant l'émission Bouchard en vacances afin de mieux comprendre la COVID, version été 2022.
Est-ce qu’il faut avoir peur de l’augmentation des cas de COVID-19 au Québec ?
Marc Hamilton confirme que les sous-variants d’Omicron ne sont pas plus virulents. Il explique que le virus va toujours essayer de traverser la barrière de la vaccination en créant un nouveau sous-variant.
Présentement ce sont BA.4 et BA.5 qui battent leur plein. [...] Heureusement, les sous-variants ne sont pas plus virulents, mais toujours plus contagieux, d’une version à l’autre.
Est-il préférable de recevoir une dose de rappel maintenant ou d’attendre le vaccin modifié ?
La santé publique rendra disponible un nouveau vaccin, à l’automne 2022. Il sera adapté à la première version d’Omicron. Le microbiologiste dit qu’il y a deux types de clientèle associés à la vaccination.
Le premier: les jeunes et les personnes qui, dans les trois à cinq derniers mois, ont attrapé le virus avec des légers symptômes. Il propose d'attendre avant d'aller chercher une prochaine dose du vaccin.
La deuxième clientèle regroupe les personnes qui ont eu des symptômes graves ou qui sont immunosupprimées. Selon lui, ce groupe ne devrait pas attendre la nouvelle version du vaccin et la prendre, dès que c’est possible.
Banaliser ou conscientiser la 7ème vague ?
Le relâchement des mesures sanitaires motive la population à reprendre le temps perdu. Marc Hamilton rapporte que beaucoup commencent à banaliser la COVID, en disant que ça fait partie de nous. Il affirme que 98% des gens développent ce réflexe, mais que le 2% restant est à risque.
Par contre, il y a 2 % des gens pour qui c’est plus grave. Pour qui l’hôpital, les soins intensifs, voire même la mort vont arriver. C’est ce 2 % qu’il ne faut pas négliger.
Le président de l'Association des microbiologistes du Québec recommande l’éducation afin de vivre intelligemment avec le virus.
Après avoir fait un test positif à la COVID-19, il faut rester cinq jours à la maison, en portant un masque s’il y a d’autres personnes dans la maison.
Le vrai problème est le retour au travail après la période d’isolement. Marc Hamilton appelle à la vigilance, car une personne peut être contagieuse jusqu’à dix jours après l’infection. Il préconise le port du masque.
Il ne faut pas penser que c’est une maladie qui est banale.