En Angleterre, un supermarché a décidé de retirer la fameuse date de péremption sur plusieurs produits.
Alors que ceux-ci sont jetés bien avant qu'ils soient impropres à la consommation, ce marchand prend le risque de rendre le consommateur responsable de ses achats.
Toutefois, entrevue sur nos ondes, le directeur du Laboratoire des sciences analytiques en agroalimentaire de l'Université Dalhousie, Sylvain Charlebois, apporte une nuance : la date de péremption est celle durant laquelle le produit change de manière chimique et moléculaire. Ce n'est pas une date dite «meilleur avant», mais vraiment une date après laquelle un produit peut causer des problèmes de santé potentiels.
« Dans le fond ce qu'on dit, c'est que le consommateur est le gestionnaire de risque le plus important de la chaîne et c'est à chacun de décider le risque à tolérer. Mais je ne pense pas qu'on soit rendu là au Canada. »
Néanmoins, le chercheur rappelle aussi que le gaspillage alimentaire est un fléau que l'on doit absolument enrayer.
Le ménage moyen au Québec va dépenser 14 000 $ en alimentation en 2022 et va en jeter pour une valeur totalisant entre 2 000 $ et 2 500$.