L'inflation n'a pas le même effet sur le portefeuille des Québécois que sur celui du gouvernement alors que les coffres de l'État se remplissent plus vite qu'anticipé.
Le Rapport préélectoral sur l'état des finances publiques montre que le déficit anticipé pour l'année 2022-2023 a fondu de 6,5 milliards à 730 millions de dollars entre autres grâce à une hausse des revenus en taxes et en impôts sur les particuliers qui empochent de meilleurs salaires.
La vérificatrice générale Guylaine Leclerc conclut que le cadre financier est « plausible » et constitue une base « adéquate » pour permettre aux partis politiques de définir leurs engagements à l'aube de la campagne électorale.
Elle incite toutefois à prévoir des marges de prudence compte tenu du niveau d'incertitude économique élevé qui règne partout sur la planète.
La VG cite la guerre en Ukraine, la pandémie, la main-d'oeuvre et l'instabilité de chaîne de production comme élément qui pourrait faire tourner le vent à tout moment.
Qu'à cela ne tienne, les libéraux et les conservateurs ont déjà annoncé vouloir réduire les impôts.
Le ministre des Finances Éric Girard confirme que la Coalition avenir Québec ira dans le même sens en campagne électorale, sans élaborer davantage.