Les neuf juges de la Cour suprême passent la semaine à Québec où ils sont arrivés lundi. Ils profiteront de leur séjour pour entendre deux causes d'appel en plus d'aller à la rencontre du public.
Pour la deuxième fois en près de 150 ans, le plus haut tribunal au Canada siège en dehors d'Ottawa avec pour objectif de mieux informer la population sur le fonctionnement de la Cour suprême et pour aussi démystifier son vocabulaire parfois intimidant.
« J'ai toujours pensé que l'ignorance était la principale cause des préjugés. Le plus d'information que vous donnez aux gens, le moins de biais ou de préjugés ces gens vont avoir. »
À une époque où le public n'hésite pas à utiliser les réseaux sociaux pour critiquer le système et les sentences bonbon, le juge en chef Richard Wagner estime que le remède passe surtout par l'information et des tournées comme celle organisée cette semaine.
« C'est très préoccupant, c'est une des raisons pour laquelle on est ici justement, qu'on fait cette initiative d'information. Les médias traditionnels prennent moins de place et les médias sociaux en ont pris plus. Ils ne sont gouvernés par des règles d'éthique, par la rigueur. »
À Québec jusqu'à vendredi, les neuf juges participeront à une séance de question-réponse avec le public mercredi au Musée de la Civilisation, en plus de visiter plusieurs écoles secondaires.
Ils entendront également deux causes d'appel, mercredi et jeudi, dans la salle 4.01 du palais de justice de Québec, aménagée pour accueillir les neuf magistrats et les gens du public.
Le premier dossier servira à trancher si les policiers doivent avoir un appareil de détection approuvé à leur disposition lorsqu'ils ordonnent à une personne de fournir un échantillon d'haleine dans un cas de facultés affaiblies par l'alcool.
Le second examinera la question de savoir si l'interdiction de la culture de plants de cannabis à des fins personnelles est constitutionnelle au Québec puisque la loi fédérale l'autorise.