La pénurie de main-d'oeuvre force le CHU de Québec à ajuster ses heures de cafétéria dans ses cinq établissements, alors que plus d'un poste sur cinq est vacant dans le secteur des services alimentaires.
Pour compenser, l'organisation s'est tournée vers les machines distributrices qui offrent des collations santé et un projet pilote est aussi en cours au CHU de Québec-Université Laval avec des distributrices de mets chauds et froids.
Le CHU de Québec mise aussi sur les « grandes bannières de restaurants » avec qui des ententes ont été prises pour offrir des repas préparés.
Concrètement, 92 postes de préposés aux services alimentaires sont à combler au sein des 5 installations hospitalières et de la plateforme clinico-logistique, ce qui correspond à l'équivalent de 23 % de la main-d’œuvre nécessaire pour ce service.
« Dans le contexte de rareté de main-d’œuvre actuel, le CHU a dû mettre en place certaines mesures, notamment l’ajustement des horaires de cafétéria, ainsi que des alternatives innovantes pour maintenir un service alimentaire de qualité, sain et varié »
Il n'y a pas que dans les cuisines et les cafétérias que l'embauche est difficile. On retrouve également beaucoup d'opportunité aux postes de magasinier, d’inhalothérapeute, d’agent administratif, d’assistant technique aux soins de la santé, de préposé à l’hygiène et salubrité, si l'on se fie à la campagne de recrutement qui est en cours.
Pour attirer le personnel et le conserver, le CHU de Québec applique une politique de télétravail flexible et la possibilité d'aménagement de temps de travail en fonction du secteur.