La mort d'un pompier volontaire qui a péri en combattant un incendie le 19 décembre dernier à Boischatel aurait pu être évitée, selon la CNESST qui soulève deux éléments problématiques lors de l'intervention.
La Commission des normes, de l’équité, de la santé et de la sécurité du travail conclut que Martin Tremblay n'aurait jamais dû se retrouver sur la terrasse où il a été écrasé par une extension de la maison qui était la proie des flammes depuis déjà 45 minutes.
Le rapport de 94 pages note que la zone dangereuse aurait dû être proscrite aux pompiers puisqu'il n'y avait aucune vie humaine de menacée et que l'équipe appliquait une stratégie défensive, mais qu'elle a été mal définie à l'arrivée des pompiers.
L'expertise souligne également que le nouvel agrandissement construit à l'étage supérieur, au-dessus de la terrasse où se trouvait la victime de 43 ans, avait un défaut de construction.
« La zone de l'agrandissement devait être considérée comme une zone dangereuse puisqu'elle était à risque d'effondrement, et ce, nonobstant la présence d'un défaut de construction qui ne pouvait être connu des équipes. L'agrandissement ne devait pas être occupé pour le combat en stratégie défensive. »
L'enquête constate par ailleurs que deux autres pompiers se sont déplacés dans cette zone dangereuse durant l'opération, mais que par chance, ils n'y étaient plus quand la structure s'est effondrée.