Le maire Bruno Marchand faisait une entrée spectaculaire, il y a un an jour pour jour à l'hôtel de ville de Québec, à la tête d'une nouvelle formation politique minoritaire au conseil municipal.
12 mois plus tard, ses espadrilles colorées ne sont plus l'unique raison qui explique sa notoriété en dehors de la capitale.
S'il a réussi à naviguer habilement à travers des enjeux comme les arrestations musclées, les manifestations des camionneurs et le déficit d'acceptabilité sociale pour le tramway, sa promesse sur l'itinérance zéro, elle, s'est avérée plus difficile à développer ce que déplorent plusieurs intervenants du milieu communautaire.
L'opposition est aussi très critique dans ce dossier et reproche au maire de créer trop d'attentes, propos avec lequel Bruno Marchand n'est pas d'accord.
« Sommes-nous déjà aux effets de toges à critiquer pour critiquer? (...) (Le chef de l'opposition) est prêt à shooter n'importe quoi. Il a le droit, mais je ne pense pas que c'est comme ça que les gens s'attendent à ce qu'on fasse de la politique en 2022. »
Une limite aux dépassements de coût du tramway
Le niveau de tolérance du maire de Québec envers l'ampleur du dépassement de coût du projet de tramway n'est pas infini.
À quelques semaines de la présentation du plan d'affaires, Bruno Marchand, reconnait qu'il y a une limite à ne pas franchir, mais refuse de la fixer.
La facture du mégaprojet de transport en commun a gonflé de 600 millions pour atteindre 4 milliards de dollars en janvier.
Aujourd'hui, tous s'entendent pour dire que le bond sera plus important lors de la prochaine mise à jour.
« Ce n'est pas bar ouvert et il y a une capacité de payer en fonction du projet parce qu'une fois que tu es rendu à évaluer ce projet-là et que tu te dis à 15 milliards on peut se permettre quoi d'autre à la place? J'ai pas de ''cutoff'' parce que ça va dépendre ce que les consortiums nous proposent. »
Rester terre à terre
Malgré une première année en politique active qui lui a permis de multiplier les apparitions devant les caméras pour défendre ses positions et se présenter, l'ancien directeur de Centraide Québec se félicite d'être demeuré proche des gens.
Bruno Marchand estime que de rester terre à terre est le seul moyen de faire du bon travail aux commandes de la ville, comparant la politique à l'anneau dans la trilogie du Seigneur des anneaux qui peut ronger et corrompre son propriétaire.
« C'est vrai que c'est un enjeu. La politique, c'est l'anneau et si tu ne fais pas attention à toi, tu vas devenir Gollum »