Le manque de main d'oeuvre se fait sentir non seulement dans les hôpitaux, mais aussi en amont, dans le transport ambulancier. Dans la nuit de mardi à mercredi, un patient a dû attendre 12 heures dans une ambulance, en attente d'une civière libre au CHUL, selon Ariane Bernier, vice-présidente à l'ATPH (Association des Travailleurs du Pré-Hospitalier).
Par ailleurs, dans Bouchard en parle, un paramédic de la Mauricie raconte que les hôpitaux sont tellement débordés qu'ils ne sont pas en mesure de prendre en charge les patients qui arrivent par ambulance.
L'ambulancier fait référence à une page Facebook nommée «La dernière ambulance», qui regorge de témoignages de gens et de paramédics des quatre coins de la province, qui dénoncent l'état de la situation.
À l'Hôtel-Dieu de Lévis, il y a des ambulances qui sont là pour se faire trier plusieurs heures. Quand je te dis plusieurs heures, ce n'est pas exagéré là. Il y a des ambulances qui attendent parfois jusqu'à 3-4 heures pour se faire trier avec des patients qui sont obligés de rester dans la boîte en arrière, sur la civière, parce qu'ils ne sont pas capables de les trier à l'intérieur de l'hôpital, parce qu'ils n'ont pas de lit de disponible. On commence à voire des horreurs comme ça et c'est vraiment pas drôle.
Écoutez son témoignage complet dans l'extrait ci-dessus.