La reprise de l'industrie du voyage cause encore bien des maux de tête aux gens qui ont envie de sortir du pays. La demande est extrêmement forte, mais certaines compagnies aériennes ont plus de difficulté à livrer la marchandise.
Mehran Ebrahimi, professeur et directeur à l’Observatoire International de l’Aéronautique et de l’Aviation Civile de l'ESG-UQAM, explique que malgré l'impression qui se dégage, seules les mauvaises histoires refont surface.
« Le fait de médiatiser, à juste titre, les cas de Sunwing, ça donne cette impression que ça va mal dans l’aviation. Quand on regarde sur l’ensemble de vols qui partent et arrivent dans de bonnes conditions, c’est relativement minoritaire. Mais c’est quand même des cas qui ne sont pas acceptables, ce qu’on a vu. »
Le spécialiste en aviation rappelle que même si une charte des voyageurs existe, la réalité est qu'elle est peu respectée, comme les compagnies ne craignent pas les sanctions.
« On est malheureusement, au Canada, dans cette situation-là. Des compagnies je dirais « délinquantes », un peu comme Sunwing et autres qui font des pratiques inacceptables, n’ont pas peur des sanctions! »
Sur les 30 000 plaintes formulées à l'Office des transports du Canada, le professeur illustre que seulement quelques dizaines de cas sont réglés par année. La sanctions sont "négligeables", affirme-t-il.
Écoutez son analyse complète dans l'extrait ci-dessus.