Les oppositions à l'hôtel de ville déplorent le rôle de «spectateur» campé par le maire de Québec dans les semaines qui ont précédé la fermeture de Medicago. Elles s'interrogent du même coup sur un possible déclin du poids politique de la capitale.
Québec d'abord et Équipe Priorité Québec n'en reviennent pas que Bruno Marchand ait été tenu dans l'ignorance de l'avenir plus qu'incertain de la pharmaceutique qui employait jusqu'à tout récemment plus de 350 personnes.
Les deux gouvernements supérieurs étaient au courant depuis décembre que Mitsubishi envisageait sérieusement d'abandonner le laboratoire spécialisé dans les vaccins à base de plantes, mais il n'ont pas cru bon transmettre l'information au maire et le mettre dans le coup pour trouver des solutions.
Dans les rangs de l'opposition, l'attitude du fédéral et du provincial est interprétée comme une perte d'influence de Québec.
« Je ne le sens pas très revendicateur et très mobilisé (...) J'ai de la misère à m'imaginer un scénario où on aurait appris la fermeture imminente de Medicago pis qu'on n'aurait pas pensé à en parler à Régis Labeaume (...) Je trouverais ça très triste de constater à l'usage que le gouvernement du Québec traite notre maire comme un poids plume. »
Le maire Marchand se défend toutefois de manquer de leadership ou d'avoir peu d'influence auprès des autres décideurs. Il affirme qu'il n'était pas «nécessaire» d'être avisé en décembre puisqu'aucune décision finale n'était prise.
« Maintenant, nous notre travail c'est de s'assurer de la pérennité. On est impliqué, on est présent. On travaille avec les deux ministres concernés et les autres ministres. On dit aux employés ne quittez pas le navire, on veut trouver une façon qu'un repreneur poursuive les activités. »
Il précise aujourd'hui travailler de concert avec plusieurs ministres pour trouver des entreprises intéressées à reprendre Medicago et se donne un mois pour y parvenir.
Bruno Marchand souligne qu'au final, ce sont les gouvernements fédéral et provincial qui auront les moyens financiers pour convaincre la reprise de Medicago.