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Affaire Carpentier: Jour 3 de l’enquête publique

La scène trop contaminée pour le maître-chien

La scène trop contaminée pour le maître-chien
L'accident s'est produit du km 288 de l'autoroute 20 à St-Apollinaire. / Rapport d'enquête du reconstitutionniste de la Sûreté du Québec.
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L’enquête en collision ne permet pas de confirmer si Martin Carpentier a tenté ou non de freiner durant l’accident qui a précédé le meurtre de ses deux filles en juillet 2020 à Saint-Apollinaire.

Au jour 3 de l’audience publique du coroner sur la mort de Norah et Romy, le reconstitutionniste de la Sûreté du Québec, Martin Lessard, a rapidement spécifié qu’il était incapable de dire si oui ou non l’accident avait été provoqué par un geste volontaire du conducteur puisque ça ne fait pas partie de son champ d’expertise.

 « Ce qui se passe dans le cerveau des gens derrière le volant ne fait pas partie de mon champ d’expertise. »

Martin Lessard, enquêteur en collision à la Sûreté du Québec

Selon son rapport, tout indique que les deux passagers à l’avant portaient leur ceinture de sécurité, mais on ne peut en dire autant pour le siège d’enfant à l’arrière.

De plus, l’expertise des lieux montre qu’aucun débris sur la chaussée ne pouvait justifier une manœuvre d’évitement et que rien de particulier qui aurait pu contribuer à la sortie de route.

Pas comme dans les films

Le maitre-chien Stéphane Ranger est arrivé sur les lieux, vers 23h00, un peu moins de deux heures après l’accident, mais il était déjà trop tard pour que son chien Taz puisse pister l’odeur du père et de ses deux enfants.

Devant le coroner, il a expliqué que le branle-bas de combat impliquant près d'une vingtaine d’intervenants avait contaminé le secteur comme il ne l'avait jamais vu auparavant ce qui l'a empêcher de bien faire son travail. L'histoire aurait pu être différente s'il avait été parmi les premiers à arriver sur place.

« C’était trop contaminé, mais c’est normal, ils voulaient les trouver et sauver des vies. »

Stéphane Ranger, maître-chien de la Sûreté du Québec

Le policier d'expérience a d'ailleurs tenu à déboulonner une croyance populaire en précisant que son travail ne ressemble en aucun cas à ce que l’on voit dans les films lorsque les chiens renifleurs retracent une personne à partir d’une pièce de vêtement.

Au contraire, ce qui guide les chiens, ce sont plutôt les particules humaines qui s’accrochent à la végétation piétinée par les gens. Or, le soir de l’accident, toute la zone avait été ratissée par les secours réduisant ainsi à zéro les chances de trouver une bonne piste.

« Oubliez ce que vous voyez à la télévision. Ce qui marche, c’est au sol avec les particules humaines quand on écrase la végétation. Le chien c’est ça qu’il sent. »

Stéphane Ranger, maître-chien de la Sûreté du Québec

À la fin de son témoignage, le maître-chien a indiqué que la nuit de l’accident, il n’a jamais été informé sur le profil du père à savoir s'il était fugitif ou dépressif, bien que cet élément n’aurait pas modifié son approche.

Écoutez le compte rendu complet de notre journaliste dans l'extrait ci-dessus.

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