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Mort de Rosalie Gagnon : la DPJ et une maison d'hébergement blâmées

Mort de Rosalie Gagnon : la DPJ et une maison d'hébergement blâméesArchives SPVQ

La Direction de la protection de la jeunesse de la Capitale-Nationale se fait taper sur les doigts en lien au meurtre de la petite Rosalie Gagnon retrouvée morte dans un bac à déchet en avril 2018 à Québec.

La Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse, qui a réalisé un rapport en lien à ces tragiques événements, semonce également la Maison Marie-Rollet.

«L'enquête a effectivement démontré qu'une incompréhension du rôle, du mandat et des attentes, entre la DPJ et la maison d'hébergement, a occasionné des problèmes de collaboration et de transmission d'informations essentielles à la protection de l'enfant», peut-on lire dans un rapport très succinct.

Il a été révélé par les médias que la maison d'hébergement pour femmes violentées avait expulsé la mère de la petite Rosalie, et par le fait même l'enfant, six jours à peine avant le meurtre.

La DPJ n'a jamais voulu admettre son implication dans le dossier, se réfugiant derrière la confidentialité, bien que la petite soit morte.

Le rapport publié partiellement par la CDPDJ ne fait en aucunement mention de l'identité de la fillette parlant plutôt du dossier d’une enfant décédée à Québec deux jours avant le 20 avril 2018.

La chronologie des événements, qui aurait certainement permis de mieux comprendre l'intervention de la DPJ dans ce dossier, n'a pas non plus été dévoilée «en raison de la nature confidentielle de plusieurs éléments de l’enquête».

Une recommandation émane de ce rapport, soit de créer un mécanisme de concertation réunissant la DPJ et les maisons d'hébergement. Ce qui a déjà été fait.

Réaction de la DPJ

La Direction de la protection de la jeunesse prend acte du rapport de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse en lien au meurtre de la petite Rosalie.

La porte-parole du CIUSSS de la Capitale-Nationale, Mélanie Otis, nous a indiqué que la DPJ est en accord avec la recommandation, déjà mise en place.

Elle ajoute que la DPJ et les maisons d'hébergement «se parlent plus et se parlent mieux» depuis les tristes événements d'avril 2018».

La DPJ n'entend pas commenter davantage ce dossier sous prétexte de ne pas vouloir briser la confidentialité à laquelle elle est tenue.

«Dommage que de tels événements soient nécessaires pour améliorer les pratiques»

La Fédération des maisons d'hébergement pour femmes, dont l'une d'elles a été mise en cause dans un rapport sur le meurtre de la petite Rosalie 2 ans, accueille favorablement la recommandation.

Soit d'améliorer les communications entre la DPJ et les maisons d'hébergement.

On reconnaît toutefois qu'il est «dommage que de tels événements soient nécessaires pour améliorer les pratiques», et que «ces situations auraient pu être évitées.»

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant, doit réagir plus tard cet après-midi.

Rappelons qu'Audrey Gagnon est accusée du meurtre non prémédité et d'outrage à un cadavre de sa fillette de 2 ans.

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