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Violence conjugale | «Je n’en reviens pas, les bras m’en tombent!»

Violence conjugale | «Je n’en reviens pas, les bras m’en tombent!»
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14:16

Bernard Drainville a été stupéfait d’apprendre que des hommes impliqués dans des cas de violence conjugale pouvaient demander le retrait des accusations en échange d’une simple promesse de garder la paix et de ne pas contacter leur victime.   

Lorsque confrontés à des accusations de voies de fait ou de séquestration de leur conjointe ou ex-conjointe, des hommes violents vont fréquemment invoquer un 810 pour demander le retrait des accusations à leur endroit. 

Un 810 est une promesse écrite signée devant un juge qui engage l’homme violent à ne pas troubler l’ordre public ou à contacter sa victime. 

Or, selon Louise Riendeau, du Regroupement de maisons pour femmes victimes de violence conjugale, ces hommes peuvent se comporter adéquatement devant le juge et faire toutes les promesses qu’ils veulent, mais une fois les accusations tombées, ils sont nombreux à continuer de violenter ou harceler leur victime.  

De plus, ils ont le droit de refuser une évaluation de leurs comportements ou états d’esprit faite par un spécialiste avant de demander le 810.  

«Je n’en reviens pas, les bras m’en tombent! Il me semble qu’on n’apprend pas d’une fois à l’autre. Je ne suis pas avocat, mais si un procureur demande une évaluation de l’homme violent avant qu’on émette un 810, ce n’est pas à cet homme de décider s’il veut ou pas être évalué. L’évaluation devrait se faire de façon systématique. Tu veux qu’on retire des accusations de voies de fait et de séquestration, pour des actes violents que tu as commis, ben en échange de cette demande, tu vas subir une évaluation et le juge décidera en vertu de cette évaluation si tu as droit au 810. Et si tu poses un danger pour la femme, tu ne l’auras pas ton 810 et on ne va pas les retirer le 810»

«On pense que les juges devraient avoir la possibilité d’ordonner la tenue de ces évaluations dans les situations de violence conjugale. Et l’absence de dossier judiciaire n’est pas un indicatif de sécurité. On sait qu’il peut y avoir des événements de violence conjugale pendant des années avant qu’une plainte ne soit portée. Il faut donc évaluer tous les cas. Peut-on se fier à quelqu'un qui dit qu'il est prêt à ne plus importuner sa victime ou il va briser ses engagements et mettre en danger son ex-partenaire?

Dupont le matin
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