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Un reportage de Valérie Lebeuf | La fête des Pères en prison

Un reportage de Valérie Lebeuf | La fête des Pères en prisonPhoto: Getty Images
Dimanche, c’est la fête des pères. Notre collègue Valérie avait rencontré des mères avec un passé criminel dans le cadre de la fête des mères. Elle récidive cette fois avec deux témoignages de pères emprisonnés

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Un sondage Léger indiquait cette semaine que les papas québécois sont les champions de l'engagement auprès de leurs enfants. Quand ton papa passe sa vie en prison, comment se tisse la relation?

André, 23 ans derrière les barreaux

À l'aube de la fête des Pères, la journaliste Valérie Lebeuf a rencontré André, un ex-tueur à gages qui a passé 23 ans derrière les barreaux et qui a même refusé une révision judiciaire qui lui aurait permis de retrouver plus rapidement ses garçons, pour ne pas faire souffrir davantage la famille de sa victime.

André a quitté la prison le 1er avril, il se trouve maintenant dans une maison de transition pour les deux prochaines années. Il souhaite rattraper le temps perdu avec sa famille et ses trois petits enfants.

Passer la fête des pères dans un pénitencier,sans ses enfants, ça ressemble à quoi?

11:08

«Passer du bon temps de qualité… Je vais les emmener à La Ronde, au parc Safari, partout. Aller à la pêche, aller au camping, on va faire n’importe quoi, mais pas des affaires de cadeaux. Ça, ils ne s’en rappelleront pas. Les bons moments qu’on va passer ensemble, ils vont s’en rappeler longtemps [...]  Des affaires que moi je n’ai pas eues, et que je n’ai pas données à mes enfants,  je veux essayer de les donner à mes petits-fils au moins…»

Sylvain, en prison pendant 22 ans

Sylvain avait 22 ans en 1996 quand il a tué un jeune homme du même âge que lui lors d’un vol qualifié qui a mal tourné.

Il a passé 22 années en détention et sa fille Charlotte, qui avait deux ans lors de l'incarcération, a rendu visite à son père durant de nombreuses années dans la roulotte permise aux membres de la famille.

Elle a grandi loin de son père, mais selon Sylvain, sa relation avec sa fille est peut-être meilleure que ce qu'elle aurait été s'il avait été libre.

«J’ai eu la chance que plein de parents n’ont pas : j’ai eu du temps. Quand ma fille venait me voir, c’était elle, la priorité. Si je ne m’étais pas fait arrêter, qu’il ne serait pas arrivé un meurtre (…) ça m’étonnerait fortement que ma relation aurait été celle que j’ai aujourd’hui…»

Trudeau-Landry
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