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Davie : 610M$ pour l'acquisition de trois brise-glaces

Davie : 610M$ pour l'acquisition de trois brise-glaces Cogeco Nouvelles

Ottawa octroie un contrat de 610M$ au chantier maritime de Lévis pour l'acquisition de trois brise-glaces usagés destinés à la Garde côtière.

Outre l'acquisition des trois navires, qui ont oeuvré pendant une quinzaine d'année en mer Baltique, cette somme prévoit la conversion partielle de l'un d'eux pour le rendre opérationnel dès l'hiver prochain.

Il en coûtera cependant plus cher pour la reconversion complète des navires, ce qui fera gonfler la facture.

À elle seule, l'acquisition des trois brise-glaces (Vidar Viking, Tor Viking, Balder Viking) à la compagnie Viking Supply Ships représente plus de la moitié du contrat, soit environ 360M$.

Ces brise-glaces doivent répondre temporairement aux besoins de la Garde côtière sur le St-Laurent, les Grands Lacs, et le Saguenay. 

Il s'agit d'une solution temporaire alors que les brise-glaces flambants neufs, commandés au chantier Seaspan de Vancouver, tardent à être livrés.

L'annonce arrive à point alors que les cales-sèches sont presque vides.

Ce contrat fédéral permettra d'assurer de l'ouvrage à quelques 200 travailleurs pendant deux ans.

Le gouvernement Trudeau n'a cependant pas commandé un plus gros brise-glace, tel que le souhaitait la direction du chantier maritime. La Garde côtière canadienne n'aurait pas signifié son besoin à l'égard d'un tel navire, qui aurait permis de relayer le CCGS Louis S.-St-Laurent.

« Ces trois bateaux-là, ce contrat-là, c'est le pont vers le futur! Comme j'ai dit, y'a des traversiers en masse, y'a des réparations de frégates, on a trois ou quatre opportunités à l'étranger. On a relancé le chantier il y a six ans, c'est pas évident... On pousse, et on va continuer à pousser. On a une très bonne volonté du point de vue du gouvernement fédéral. Non, on est pas déçu. C'est clair que l'on veut avoir plus! »

La Davie, qui tourne au ralenti depuis la livraison du navire ravitailleur de la Marine, mise beaucoup sur une refonte de la Stratégie maritime, qui doit être annoncée à l'automne. 

Loin d'être à plein régime...

Malgré ce contrat fédéral, des mises à pied risquent de se produire dans les prochains mois au chantier maritime de Lévis.

Actuellement, environ 350 travailleurs oeuvrent sur le deuxième traversier destiné à la desserte entre Tadoussac et Baie-Sainte-Catherine.

C'est donc dire que seulement une portion d'entre-eux seront appelés à travailler sur les brise-glaces.

Les fournisseurs restent sur leur faim, et souhaitent que ce contrat soit le premier de plusieurs.

« C'est un pas en avant, mais il y a beaucoup de pas à franchir. Parce que juste à la visite de monsieur Trudeau en janvier, on parlait d'un milliard, et aujourd'hui on parle de 600M$, dont l'achat des navires. C'est deux cent emplois, alors que l'on sait que lors de la construction de l'Astérix, et autres, il y avait 3000 emplois directs et indirects ici au chantier y'a un an à peu près. C'était même pas la pleine capacité du chantier.»

Bouchard en parle

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avec Sylvain Bouchard

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