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Suicide : «Parfois, on est obligé de prendre un risque, mais c’est un risque consensuel avec le patient»  

Suicide : «Parfois, on est obligé de prendre un risque, mais c’est un risque consensuel avec le patient»   Facebook
Émilie Houle

Le suicide d’une jeune infirmière a relancé le débat sur le manque de ressources dédiées aux gens souffrant de problèmes de santé mentale.

Émilie Houle s'est enlevé la vie le 29 mars dernier. L’infirmière de 23 ans s’était pourtant présentée à l’urgence la semaine précédant son geste fatal, mais on l’avait retournée chez elle avec seulement une prescription de médicaments.

L’animateur Bernard Drainville a tenté de comprendre la situation. Pour ce faire, il a interviewé le médecin psychiatre Pierre Bleau, chef médical au CUSM et professeur de psychiatrie au département de l’Université McGill.

Selon le médecin, ces suicides ne sont pas le résultat d'un manque de ressources ou d'un manque de lits d’hospitalisation.

«Les gens qui se présentent pour des idées suicidaires avec des intentions suicidaires et/ou un plan, ce sont des gens qui font l’objet d’une évaluation particulière. Si ces personnes ont des idées noires, mais n’ont pas d’intentions suicidaires, on va voir comment on est capable d’établir un contrat pour que cette personne soit prise en charge rapidement dans le communautaire. Notre travail, c’est d’évaluer le niveau de dangerosité»

«Il n’est pas question que l’état de la situation, soit la disponibilité des lits, change mon réflexe clinique. Mon travail, c’est d’aider les gens. Ce n’est pas d’aider l’administration. Mais parfois, on est obligé de prendre un risque, mais c’est un risque consensuel avec le patient»

Le psychiatre confie aussi que des familles se fâchent quand il donne congé à un des leurs sans les avoir avisées au préalable.

«On vit dans un système de droit où si on évalue que les patients ont la capacité de consentir à des soins, s’ils nous empêchent de communiquer des informations à leur famille, c’est bien difficile de les appeler»

*Si vous souffrez, ne souffrez pas en silence. Composez le 1-866-APPELLE (1-866-277-3553) ou le 211.

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avec Jacques Fabi

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