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Violence faite aux femmes | «Il faut éduquer les hommes» - Janette Bertrand

Violence faite aux femmes | «Il faut éduquer les hommes» - Janette BertrandJanette Bertrand (La Presse Canadienne)
Comment aider les hommes à gérer leur violence?

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Comment aider les hommes à gérer leur violence?

JANETTE BERTRAND, lauréate du Prix Hommage Guy Corneau

MARTIN DUFOUR, président de l’organisme Hommes Québec

Détails

Avec Isabelle Maréchal Dans Isabelle

En entrevue avec Isabelle Maréchal, Janette Bertrand a discuté des pistes de solutions à mettre en place pour éradiquer la violence faite aux femmes. Et selon elle, les hommes ont un grand rôle à jouer. 

Les nombreux féminicides qui ont eu lieu depuis deux mois dans la province ont choqué et ébranlé les Québécois. Devant cette violence qui ne finit plus de finir, plusieurs se sentent impuissants.

La solution passe aussi par les hommes

Si elle applaudit la mise en place de services et de centres d’hébergement pour les femmes battues, Janette Bertrand est convaincue que la solution doit aussi passer par la responsabilisation et l’éducation des hommes.

«Il faut aller à la racine. C’est aux hommes à faire quelque chose. Les groupes d’hommes sont une des réponses à la violence des hommes. Parce que les hommes violents ne vont pas voir des psychologues. Leur orgueil ne va pas avec se confesser. Ce qu’il faut, c’est que les hommes entre eux se disent quoi faire. Et il faut aussi mettre de l’argent là. Il faut éduquer les hommes. Les groupes d’hommes devraient être à la portée de tous les hommes»

«Un batteur de femme, c’est un gars qui a été lui-même violenté et qui ne sait s’exprimer que par avoir du pouvoir et par les coups. Ce n’est pas de l’amour, c’est du contrôle. Et quand j’entends dire des gars : ‘’j’ai perdu le contrôle’’. Non, il n’a pas perdu le contrôle, il a repris le contrôle en voulant que sa femme soit toute à lui. Ce n’est pas de l’amour, c’est de la possessivité» 

«On vient de nos parents et nos grands-parents. Ils n’avaient pas d’instruction. Ces gens-là n’avaient pas de mots. Le seul pouvoir qu’ils avaient, c’était d’avoir une voix plus forte et être capable de donner des coups. Et la moitié d’entre nous, on refait les patterns»

Écoutez aussi les propos de Martin Dufour, président de l’organisme Hommes Québec et Valérie Meunier, directrice du GAPI (Groupe d’aide aux personnes impulsives). 

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