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Vaccination obligatoire reportée au 15 novembre | «Le ministre veut s’assurer que l’accès aux soins de santé persiste»

Vaccination obligatoire reportée au 15 novembre | «Le ministre veut s’assurer que l’accès aux soins de santé persiste»Getty Images/E+/ andresr
Le ministre de la Santé a annoncé le report du décret entourant la vaccination obligatoire du personnel du réseau de la santé au 15 novembre.

12:31

Décret reporté: comment convaincre les récalcitrants?

12:57

Décret reporté: comment convaincre les récalcitrants?

Le docteur Frédéric Picotte est avec nous.

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Avec Bernard Drainville Dans Drainville PM

On attendait aujourd’hui le plan contingence du ministre de la santé pour pallier le départ de milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à partir du 15 octobre.

9:19

On attendait aujourd’hui le plan contingence du ministre de la santé pour pallier le départ de milliers de travailleurs de la santé non vaccinés à partir du 15 octobre.

Dr Amir Khadir, microbiologiste-infectiologue au Centre Hospitalier Pierre-LeGardeur et ancien porte-parole de Québec Solidaire

ET

Dr Joseph Dahine, médecin intensiviste à l’Hôpital de la Cité-de-la-Santé de Laval

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Avec Patrick Lagacé Dans Le Québec maintenant

Volte-face du ministre de la santé, Christian Dubé, qui accorde un sursis supplémentaire de 30 jours aux récalcitrants pour se faire vacciner

10:15

Volte-face du ministre de la santé, Christian Dubé, qui accorde un sursis supplémentaire de 30 jours aux récalcitrants pour se faire vacciner

Marie Montpetit, Députée de Maurice-Richard, Porte-parole de l’opposition officielle en matière de santé, Parti libéral du Québec

ET 

Vincent Marissal, Député de Rosemont, Porte-parole du deuxième groupe d’opposition en matière de santé, Québec solidaire

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Avec Patrick Lagacé Dans Le Québec maintenant

Pourquoi avoir menacé les travailleurs de la santé de se faire vacciner pour ensuite rebrousser chemin?

10:05

La volte-face du ministre de la santé aujourd'hui

8:08

La volte-face du ministre de la santé aujourd'hui

Chronique de Luc Ferrandez

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Avec Patrick Lagacé et Luc Ferrandez Dans Le Québec maintenant

Les réactions sont nombreuses à la suite de l’annonce du gouvernement de reporter au 15 novembre l’obligation d’être adéquatement vaccinés pour les travailleurs du réseau de la santé. 

Lors de son point de presse, mercredi, le ministre de la Santé et des Services sociaux, Christian Dubé, a annoncé le report du décret entourant la vaccination obligatoire du personnel du réseau de la santé au 15 novembre.

Selon le premier ministre François Legault, c'était «la décision responsable à prendre». 

Déception

«Je ne sais pas quoi en penser exactement. Ma réaction première serait d’être en désaccord, mais en même temps, si on avait maintenu la date butoir du 15 octobre, 600 lits de courte durée auraient être fermés, de même que 35 salles d’opération et déjà 80 salles d’opération sur les 470 que compte la province sont fermées. Je m’imagine dans les souliers du ministre. Mais j’ai confiance dans ce ministre. Il ne nous a pas menti. On parle de 22 000 travailleurs qui auraient été suspendus si le ministre avait été de l’avant»

«Mais je suis un peu déçu parce que je déteste lire une manchette qui dit que les syndicats ont gagné»

«Les syndicats ont gagné un mois, ils ont eu ce qu’ils voulaient. Mais j’espère qu’ils vont sortir pour dire à leurs membres récalcitrants, à leur 2-4% de syndiqués, d’aller se faire vacciner. J’espère qu’on va vous entendre les syndicats. Maintenant, faites votre part. Parce que depuis le début, ils trouvent toujours une raison pour chialer et ces derniers temps, on a l’impression qu’ils défendaient la petite minorité de récalcitrants dans leur rang sans penser à la vaste majorité des syndiqués vaccinés»

«Je m’exprime à titre personnel. En tant qu’intensiviste qui travaille avec la COVID depuis 18 mois, c’est un peu frustrant et j’ai beaucoup de déception. Le gouvernement a demandé au réseau de livrer une grosse commande quand il a annoncé la vaccination obligatoire, il y a un mois et demi. On le savait qu’il y aurait des récalcitrants et que ça créerait de la turbulence dans les effectifs. Mais le réseau s’est retroussé les manches pour livrer la commande. C’était la bonne décision à prendre à l’époque d’obliger la vaccination obligatoire. Et cela n’a pas changé avec l’annonce d’aujourd’hui. J’ai une pensé pour tous les gestionnaires, les leaders qui ont répondu ‘’présents’’ et ont convaincu des collègues et minimiser la turbulence. Ces gens sont déçus aujourd’hui. C'est très démobilisateur d'annoncer ça à deux jours du décret»

«Et l'annonce ne s'accompagne pas de mesures concrètes pour améliorer le taux de vaccination d'ici le 15 novembre. Il n'y a pas de mesures concrètes pour améliorer la rétention du personnel d'ici le 15 novembre. Les gens qui ne se font pas vacciner sont rendus loin dans leurs raisons, dont la principale est: ''je ne veux pas me faire dire quoi faire''.  Donc, il n'y a pas grand-chose qui va les faire changer d'idée d'ici le 15 novembre. Surtout lorsqu'ils se disent que le gouvernement n'aura pas le ''gut'' de les mettre à pied, car il ne peut pas se le permettre. Donc, là, on vient de leur donner raison»

«J'étais sous le choc. Je ne pensais pas que le gouvernement reculerait sur la date butoir du 15 octobre. C'est sans doute la moins pire des mauvaises décisions qu'a prise Christian Dubé. Peut-être même que c'est sage jusqu'à un certain point. Le but, c'est pas d'avoir raison, mais de soigner le monde comme du monde. Mais le gouvernement a fait une menace et ne l'a pas tenue. Ça pose un problème de crédibilité, de la parole de Christian Dubé»

«Compte tenu de sa détermination, j’ai peine à croire que c’est une décision de dernière minute sur le manque de ressources. Je pense qu’il s’est fait dire par le premier ministre : ‘’on n’y va pas’’. C’est ma lecture. Ce portrait-là, il l’avait depuis des semaines. Et les ordres professionnels avaient emboîté le pas. De quoi ont-ils l'air aujourd'hui?»

Pour maintenir l’accès aux soins

«Le ministre veut s’assurer que l’accès aux soins de santé persiste. Et ce qui est bien de la décision, c’est qu’ils sont informés et au fait des chiffres. L’accès aux soins actuellement est fragile. Un peu comme un château de cartes, quand on en enlève une, le château s’écroule. Et c’est un peu la lecture que le ministère a dû faire. On a besoin de chaque joueur vacciné présentement. Les gens qui ne le sont pas encore doivent le faire. C’est primordial»

«Par exemple, prenons les gens qui font le ménage des chambres à l’étage. Moi, pour pouvoir envoyer un patient du bloc opératoire à sa chambre à l’étage, il faut qu’elle ait été nettoyée avant d’accueillir le patient. Cette personne-là qui n’est pas vaccinée et qui n’aurait pas été présente lundi prochain, la chambre n’aurait pas été nettoyée et moi, je n’aurais pas été capable d’y envoyer un patient. Ça peut être quelqu’un qui nettoie les instruments pour les chirurgies. Si elle n’est pas là, on n’est pas capable d’opérer ou on fait que trois opérations sur quatre dans la journée. Les exemples sont innombrables»

Agir selon la situation

«À la place du ministre, j’imposerais ce couperet du 15 novembre sans aucun délai supplémentaire si la situation l’exige. Si au 15 novembre, la situation s’est tellement améliorée et que le niveau de protection sociale et collectif atteint fait en sorte qu’on s’en tire pour le moment, je ne pousserais pas les choses plus loin non plus. On n’est pas là pour avoir gain de cause. Ce n’est pas une guerre d’orgueil, c’est une guerre contre le virus»

Réactions des oppositions à Québec

«Il a joué les ‘’toughs’’ et il s’est dégonflé parce qu’il avait visiblement pas bien mesuré l’ampleur de la chose. Quand on avait étudié la chose, il y a deux mois, il disait qu’il était prêt à vivre avec le taux d’absence de la 1re et 2e vague, donc environ 10 000 à 12 000 personnes. Je trouvais ça déjà un peu cowboy et je lui avais demandé un plan de contingence que je n’ai toujours pas reçu. Mais on n’est pas à 12 000, on aurait été au double de ça, ce vendredi matin s’il avait maintenu son échéancier. C’est assez étonnant que le ministre Dubé se soit planté à ce point. Ça sent l’improvisation, on est dans la Ligue nationale de l’improvisation»

«Ç’aurait été sage de mieux planifier! Il était sur le bord du gouffre et c’était probablement la seule décision à prendre. Ça fait depuis le 6 janvier que le Parti libéral du Québec demande la vaccination obligatoire pour les travailleurs de la santé, justement pour ne pas se retrouver dans une situation comme aujourd’hui»

Dupont le matin
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