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«Villeneuve était beaucoup plus brillant que moi» - Jacques Laffite

«Villeneuve était beaucoup plus brillant que moi» - Jacques Laffite Photo: Facebook.com / Jacques Laffite
L'ancien pilote français, Jacques Laffite, à Monaco en 1975.

Gilles Villeneuve a remporté sa première victoire en Formule 1 lors du Grand Prix du Canada, en 1978. Pour le 40e anniversaire de ce moment historique et à l’approche de l’édition 2018 de l’événement annuel au circuit qui porte désormais son nom, le 98,5 FM propose une série d’entretiens avec des proches et des collègues du pilote québécois. Aujourd’hui: Jacques Laffite.

Quand on regarde dans la colonne des victoires en Formule 1, Gilles Villeneuve et Jacques Laffite en ont le même nombre: 6. Mais, le pilote français a nuancé quelque peu cette statistique au micro de Mario Langlois aux Amateurs de Sports.

«C’est vrai, a noté l’ex-pilote, mais lui, il l’avait beaucoup moins de courses que moi. Il était beaucoup plus brillant. Vous savez, on dit que les bons pilotes ont de bonnes voitures. Comme ça, ça va ensemble. Gilles avait une bonne voiture, mais moi aussi.»

Jacques Laffite était au nombre des pilotes qui ont pris part au Grand Prix du Canada en 1978, lorsque Gilles Villeneuve a remporté sa première victoire en Formule 1.

«Je me souviens, on était en piste, avec une voiture moins performante (que la sienne). Je connaissais un peu Gilles parce qu’on avait couru contre lui à Trois-Rivières… Je ne sais plus…  En Formule Atlantique, avec (Patrick) Depailler (décédé lors d’essais en Allemagne en 1980).»

«Je me souviens que j’étais ravi pour Gilles de cette victoire. Spécialement quand vous avez votre Grand Prix à la maison et que vous le gagnez, c’est une joie immense pour un pilote. Je suis sûr que Gilles était sûrement très fier d’avoir gagné ce premier Grand Prix à Montréal.»

L'ancien pilote français s’est souvenu de l’impression que le jeune Villeneuve avait provoquée auprès de ses ainés à Trois-Rivières.

«J’étais avec les Chevron (l’écurie) avec Depailler. Gilles était très brillant. Il était devant nous. Il nous mettait dix secondes ou je ne sais plus combien... Heureusement, il y avait un accident ou un incident… Il y avait le pace car et on revenait dans ses fesses.»

«Patrick disait : ''Il nous ennuie, ce môme. Il va trop vite. On va le coincer entre nous deux et il ne pourra pas gagner la course.'' Finalement, c’est lui qui nous a coincés. Il a gagné la course. Je savais ce jour-là que Gilles Villeneuve deviendrait un grand pilote. C’est un garçon que j’aimais beaucoup.»

Laffite a aussi rappelé le duel entre les deux hommes à Jamara (Grand Prix d’Espagne), en 1981.

«On s’est battus comme des chiens avec Gilles qui avait la Ferrari avec le moteur turbo et moi qui avais la Ligier avec un moteur Matra. Je n’arrivais pas à le doubler. On s’attaquait partout. J’étais beaucoup plus rapide que lui, mais il a maintenu la première place tout ce temps-là avec beaucoup de brio et on a fait une course formidable. Les meilleurs souvenirs, ce sont les bagarres qu’on a eues.»

Et quel a été le plus grand mérite d’avoir conduit ces bolides à cette époque?

«Le plus grand mérite, c’est d’être vivant», assure Laffite, qui a vu partir tant de coureurs de façon prématurée dans sa vie: Villeneuve, Depailler et François Cevert, ce dernier, un an avant que Laffite n’accède à la Formule 1.

«C’était tellement difficile et dangereux. On avait des voitures beaucoup moins solides qu’aujourd’hui. Les circuits étaient beaucoup plus dangereux qu’ils ne le sont aujourd’hui. Et on s’en est sortis, comme dit Jacky Ickx. On est heureux d’en être sortis, car il y a beaucoup de copains qui sont restés là.»

Veuillez écouter l’entrevue intégrale en cliquant sur l’extrait sonore. 

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