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«L’Impact allait au stade et perdait de l'argent» - Jeremy Filosa

«L’Impact allait au stade et perdait de l'argent» - Jeremy FilosaPC/Graham Hughes

Lors du point de presse du commissaire de la Major League Soccer (MLS) à Montréal, lundi, plusieurs commentaires émis ont fait référence à la nécessité d’adapter le stade Saputo à des conditions de jeu « hivernales » afin de pouvoir disputer des matchs au mois de mars, ou même plus tôt.

À aucun moment le commissaire Don Garber et le président de l’impact de Montréal Kevin Gilmore n’ont évoqué la possibilité de voir la formation de soccer disputer des rencontres au Stade olympique, ce qu’ils ont fait avec régularité et succès dans le passé

Ce qui a suscité cette réflexion de l’animateur des Amateurs de sports Mario Langlois : Est-ce que l’Impact de Montréal boude le Stade olympique?

Pour participer à l’échange : le commentateur Philippe Cantin et le journaliste et descripteur des matchs de l’Impact au 98,5 FM, Jeremy Filosa.

« J’ai trouvé incompréhensible quand l’Impact a délaissé le Stade olympique (il y a quelques années), note Cantin. Je me souviens qu’on nous avait dit qu’on a consulté les amateurs de l’équipe, les détenteurs de billets de saison… Mais ce faisant, on consulte des convertis à la cause de l’Impact qui ont cette mentalité soccer : l’équipe doit jouer dans son stade, avec son groupe de supporteurs, etc.

« Tout ça s’est très bien, mais le défi de l’Impact à l’heure actuelle, s’est d’élargir son bassin de fans. Et quand tu commences ta saison avec six matchs à l’étranger, comme cette année, tu ne te donnes pas beaucoup de chances de «connecter» avec le public montréalais. Et quand tu entends Don Garber qui dit qu’on doit hiberner le stade pour pouvoir jouer en mars et faire des classiques hivernales en soccer, tu te dis, coudonc, est-ce qu’il est déjà venu à Montréal en mars? »

Pour Jeremy Filosa, l’abandon de la tenue des matchs occasionnels de l’Impact au stade olympique est avant tout lié à une raison financière.

« C’est parce qu’on n’est pas capable de trouver une entente pour que l’Impact fasse de l’argent », assure-t-il.

« Ça prend entre 30 et 35 000 spectateurs, selon les sections de billets que tu vends, pour payer ton loyer (250 000 $ par match). L’an passé, on a eu 29 000 personnes (match d’ouverture). Lors des matchs d’ouverture des dernières années, l’Impact allait au Stade olympique et perdait de l’argent. »

S’il est vrai que l’Impact a attiré des foules de plus de 50 000 – et même de 60 000 -personnes au Stade olympique pour des rencontres de la MLS dans le passé, « ce sont des matchs qui ont été disputés très tôt dans l’histoire de l’Impact, note Filosa. C’était encore nouveau. »

Le journaliste note que seulement deux éléments ont réellement passionné les amateurs de soccer de Montréal depuis que l’Impact joue en MLS : « Didier Drogba et la Ligue des champions ».

 

Écoutez l'échange tripartite...

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