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Alouettes: les entraîneurs gonflés à bloc

Alouettes: les entraîneurs gonflés à bloc98,5 Sports

Comme ils le font chaque hiver, les Alouettes ont invité les médias à venir rencontrer l’équipe des entraineurs. Mais cette année, pour la première fois depuis longtemps, le groupe démontrait une confiance rarement vue.

Il y a quelques années, lors de ce même lunch, Anthony Calvillo, alors entraîneur adjoint chez les Alouettes, nous avait avoué qu’il ne se sentait plus chez lui et il se demandait même ce qu’il faisait là.

On était loin de cela, mercredi. Les sourires étaient partout dans le vestiaire. Plusieurs raisons expliquent cet enthousiasme. Premièrement, le club a désormais de nouveaux propriétaires, un nouveau président qui fait l’unanimité, un directeur général québécois, un quart-arrière de premier plan, un entraineur adoré par tous et une équipe d’entraineurs où les francophones sont bien représentés.

Dire qu’il y a quelques années seulement, André Bolduc était pratiquement le seul membre du personnel d'entraîneurs qui parlait français.

D’ailleurs, Bolduc a ajouté une corde à son arc cette année, devenant officiellement assistant à l'entraineur-chef Khari Jones. Il continuera aussi de s’occuper des porteurs de ballon.

« Je me souviens quand il jouait avec nous quand je coachais ici, s'est souvenu le directeur général Danny Maciocia. Il s’intéressait à tout ce qui se passait du côté offensif du ballon. Je pouvais déjà voir que c’était une bonne tête de football. »

Jones abondait dans le même sens.

« C’est un homme qui a un très haut Q.I. football. Il a tout fait dans cette équipe. Il connait tous les joueurs et ce que ça prend pour performer ici. C’était important pour moi de lui donner ce titre, car il faisait déjà ce travail pour moi l’an dernier. Je vais beaucoup me fier à lui encore cette saison. »

Bolduc prend donc du galon chez les Alouettes, lui qui occupait un rôle beaucoup plus effacé à son arrivée à Montréal depuis l’Université Sherbrooke.

« Je n’ai aucun complexe. Je ne suis plus le francophone de service, mais je connais mon rôle. C’est sûr que là je m’approche véritablement du rôle d’entraineur en chef. Si ça arrive ici, ce sera dans quelques années quand mon contrat viendra à terme. Mais je ne fermerai jamais la porte à la possibilité de devenir entraineur un jour, que ce soit dans la LCF ou dans les rangs universitaires. »

Selon Luc Brodeur-Jourdain, ça prend du temps se rendre au plus haut poste.

« Ça prend de l’expérience et des années de travail. Ça peut arriver plus vite pour certains, mais André s’y prend de la bonne façon. Il a tout vu et continue d’apprendre tous les détails du jeu qui ne sont pas évident aux yeux de tous. »

En parlant de Brodeur-Jourdain, il s’occupera de la ligue à l’attaque des Alouettes, lui qui en sera à une première année complète en tant qu’instructeur.

« La majorité du temps, un joueur est forcé à la retraite du jour au lendemain, ça peut vraiment être brutal. Mais moi, je suis chanceux, j’ai pu faire la transition vers le coaching et j’en serai toujours reconnaissant auprès des Alouettes. »

Des francophones dans le vestiaire de l’équipe il y en avait plusieurs mercredi. Ça part avec Maciocia, Brodeur-Jourdain, Eric Deslaurieurs le dépisteur, André Bolduc, mais aussi Marcel Bellefeuille qui a pratiquement tout fait dans le football.

Le franco-ontarien est de retour avec les Alouettes en tant qu’entraineur à l’attaque, lui qui a fait un court séjour dans la XFL récemment.

« Montréal me manquait, et avec toutes les bonnes nouvelles des dernières semaines, ça devenait tellement plus intéressant de revenir. J’ai une excellente relation avec Khari, c’est lui la raison numéro un pourquoi j’ai accepté de revenir. »

Le retour de Vernon Adams

Si les sourires étaient multiples dans le vestiaire, c’est que plusieurs étaient encore sur le nuage de la nouvelle de la veille. La signature de Vernon Adams fils est un coup dont tout le monde était fier.

« Lorsque j’ai commencé à discuter avec Danny Maciocia des priorités, expliquait Jones. Je lui ai parlé de l’importance de prolonger le contrat de Vernon Adams et il était d’accord avec moi. Nous étions sur la même page, et donc le dossier s’est réglé très rapidement. »

Adams est sous contrat pour les trois prochaines années, lui qui pouvait devenir joueur autonome à la fin de la saison 2020.

Jeremy Filosa / 98,5 Sports 

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