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GP du 70e anniversaire | Le passé, le présent et le futur

GP du 70e anniversaire | Le passé, le présent et le futur

Le premier Grand Prix de l’histoire de la Formule 1 moderne a été disputé le 13 mai 1950, sur le circuit de Silverstone, en Grande-Bretagne. Ceci explique pourquoi cette deuxième course en autant de semaines sur ledit circuit commémorait les 70 ans de la F1.

L’épreuve avait été remportée par Giuseppe Farina, sur Alfa Romeo. L’Italien allait ensuite devenir le premier champion du monde de la nouvelle discipline. Sur la grille de départ, il y avait aussi des Maserati, des Talbot-Lago, des Alta et des ERA, mais pas encore de Ferrari ni de Mercedes. La Scuderia fit ses débuts lors de l’épreuve suivante, à Monaco, tandis que Mercedes rafla tout dès son arrivée, en 1954. Voilà pour le volet historique.

Après sept décennies, Ferrari et Mercedes sont toujours là et les rivaux d’hier sont encore aux avant-postes. La Scuderia – qui a disputé toutes les saisons, contrairement à Mercedes – connait une année 2020 laborieuse mais il n’en demeure pas moins qu’elle a été l’aspirante numéro 1 lors des trois saisons précédentes.

Depuis 2014, Mercedes a remporté six championnats des constructeurs d’affilée et autant de titres pilotes, Lewis Hamilton en revendiquant cinq à lui seul. Champion en titre, le Britannique demeure l’homme à battre, comme il l’a prouvé magistralement avec trois victoires d’affilée lors des semaines précédentes. Après cinq courses, la combinaison Hamilton-Mercedes demeure largement favorite pour rafler les grands honneurs, encore une fois. Voilà pour le présent.

Avenir prometteur

Ce sont cependant deux futurs champions qui ont été les vedettes de ce Grand Prix à saveur historique : Max Verstappen et Charles Leclerc. Le premier a mis fin à la domination sans partage de Mercedes depuis le début de cette drôle de saison en remportant cette course après avoir battu les deux Mercedes à la régulière.

Bien sûr, Red Bull a fait le meilleur choix stratégique dans sa gestion des pneus; mais Silverstone est un des circuits les plus rapides, taillé sur mesure pour les Mercedes et leur moteur, plus puissant que les autres. Mad Max a pourtant franchi la ligne d’arrivée avec 11 secondes d’avance sur Lewis Hamilton. En clair, il a battu le meilleur pilote au volant de la meilleure voiture, sur leur terrain de prédilection en plus ! (Hamilton a gagné sept fois à Silverstone, doit-on le rappeler…)

En terminant 4e derrière Verstappen et les deux pilotes Mercedes, Charles Leclerc a, lui aussi, réalisé un exploit – un autre, après ses trois podiums. Encore une fois, il convient de rappeler que son coéquipier, Sebastian Vettel, n’en compte aucun cette saison. Ses résultats sont d’autant plus méritoires qu’ils ont été obtenus avec un veau : la Ferrari 2020 est un ratage sur toute la ligne et, pire encore, son moteur est le moins puissant du plateau. Or, Silverstone est un « circuit de moteur », ce qui n’a pas empêché le Monégasque de monter sur le podium la semaine dernière et de s’intercaler entre les quatre Mercedes – les deux originales et leurs deux copies de l’écurie Racing Point.

La décennie précédente a été celle de Vettel et Hamilton; les années 2020 seront, je le répète, celles de Verstappen et Leclerc.

Dure semaine pour Lawrence Stroll

Si Hamilton demeure un acteur de premier plan, Vettel, lui, continue de s’enfoncer. Le quadruple champion du monde – tout de même ! – accumule les bourdes, à tel point que des rumeurs commencent à circuler à l’effet qu’il pourrait être remplacé avant la fin de la saison. Ce ne serait pas une première chez les Rouges : en 1991, Alain Prost avait été brutalement congédié avant le dernier Grand Prix de la saison.

Le Français avait mis le feu aux poudres en comparant sa voiture à un camion; près de 30 ans plus tard, l’histoire semble vouloir se répéter. Non seulement Vettel a eu des mots très durs envers son équipe pendant la course, mais il a tenu ces propos sur sa radio, en direct, pendant la course. Frustration ou acte manqué ?

Une autre rumeur - de plus en plus persistante – laisse entendre que l’Allemand a bel et bien signé pour trois ans chez Racing Point (qui sera rebaptisée Aston Martin l’année prochaine). Si ladite rumeur se confirme, ce serait Sergio Perez, véritable machine à récolter des points, qui perdrait son volant. Inutile de s’indigner : la F1 est souvent injuste. On n’a qu’à penser aux exemples récents d’Ocon et Hulkenberg, sacrifiés malgré leur constance.

À moins de vivre dans le déni, le grand boss de Racing Point, Lawrence Stroll, ne doit pas aimer ce qu’il voit ces jours-ci. La constance, c’est ce qui manque le plus à son fiston de pilote; et Vettel n’est plus l’ombre de ce qu’il a déjà été. Ajoutez à ça le jugement à la Salomon des commissaires de la FIA dans l’histoire des écopes de frein… Dure semaine. (La réplique du milliardaire canadien, qui s’exprime rarement publiquement, à cette décision a d’ailleurs été lapidaire.)

Lawrence Stroll vient d’un monde où on ne se fait pas de cadeaux; il est donc bien outillé pour naviguer dans les eaux parfois agitées de la F1. Homme d’affaires avisé, aura-t-il le même pragmatisme pour gérer son équipe ? Parce que disons-le, Sergio Perez serait une bien meilleure bouée de sauvetage que Lance Stroll en cas de naufrage de Vettel.

Le choix de Lawrence Stroll sera-t-il celui d’un père ou celui d’un patron d’écurie ?

En attendant, les mauvaises langues disent que l’arrêt aux puits impromptu de Nico Hulkenberg en fin de course aurait été une manœuvre pour permettre à fiston de terminer devant lui. Devant un remplaçant. Devant un pilote qui n’avait pas touché à une F1 depuis neuf mois.

Si c’est vrai, nous avons la réponse à la question.

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