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Impact de Montréal | Quand tu n'as plus de marge de manoeuvre...

Impact de Montréal | Quand tu n'as plus de marge de manoeuvre...Thierry Henry et Samuel Piette (98.5 Sports)

Quelle défaite crève-cœur de l’Impact mercredi soir au Stade Saputo! Le onze montréalais s'est battu pendant tout le match pour espérer sortir de là avec un match nul, mais c'est une bourde de Rudy Camacho dans les derniers instants des minutes règlementaires, qui est venue sceller l’issue du match... et probablement aussi du championnat canadien.

L’Impact a donné ce qu’il avait à donner dans ces trois matchs contre le Toronto FC, réussissant même à soutirer une victoire au BMO Field. Mais la réalité, c’est que Toronto a été la meilleure équipe sur le terrain à chaque fois.

Les statistiques parlent d'elles-mêmes. Au chapitre des tirs: Toronto en a obtenu 39; l’Impact 20. Les tirs cadrés: Toronto en a réussi 18; l’Impact 7. Toronto a gagné 128 duels; contre 107 pour l’Impact. Toronto a aussi tenu le ballon en moyenne 58,4% du temps.

Henry a fait ce qu’il a pu avec le groupe qu’il possède, mais quand tout est joué, ce n’est tout simplement pas suffisant. Dire que Toronto était sans son meneur de jeu Michael Bradley, que le club avait joué quatre jours avant à Vancouver et avait voyagé le jour du match, hier, pour venir ici. Cela ne les a pas empêchés d’encore être la meilleure équipe sur le terrain.

On va se le dire, Toronto est dans une classe à part et l’Impact n’est pas prêt à pouvoir leur tenir tête sur une base régulière. Chaque victoire de l’Impact contre l’ennemi jugé vient à l’arraché. Comme ce fut le cas en finale du championnat canadien l’an dernier, le gardien Clément Diop a été extraordinaire hier soir. Il fausse la donne pour l’Impact. C’est grâce à lui si les trois duels ont été aussi serrés au niveau du score. 

Henry a beau dire après le match que l’Impact s’est créé des chances, oui c’est vrai, mais Toronto s’en crée toujours le double. L’entraîneur n’est pas dupe, il sait qu’il n’a pas l’équipe pour dominer Toronto, il le dit souvent en point de presse. C’est à la direction de lui donner de l’aide et trouver des solutions.

L’Impact ne fait pas le poids

En plus de dépenser moins que Toronto, Montréal dépense mal son argent. Ou du moins, a mal dépensé son argent dans le passé, ce qui les rattrape aujourd’hui.

L’Impact manque cruellement d’attaque. D’ailleurs dans ces trois matchs, aucun joueur de l’équipe possédant des capacités offensives n’a pas pu s’inscrire à la feuille de pointage, pas un but, pas une passe. Ce sont deux défenseurs qui ont marqué les deux buts.

Romell Quioto est le seul attaquant qui démontre une certaine fiabilité. Lassi Lappalainen a été invisible lors des trois derniers matchs, Orji Okwonkwo n’a plus la confiance de l’entraineur, Bojan et Urruti sont en panne et blessés et plus et Jackson ne joue pas assez pour réussir à s’imposer.

On peut bien blâmer Saphir Taïder qui hier aurait pu enfiler l’aiguille à quelques reprises, mais quand tu comptes sans cesse sur un milieu pour faire toutes les courses dans la surface, tu as un problème.

Piette en avant, ça ne marchera jamais

J’ai toute l’admiration du monde pour Samuel Piette. Il travaille toujours fort, il a le logo du club tatoué sur le cœur et il montre toujours l’exemple. C’est pour ça qu’il doit demeurer sur le terrain. Henry reconnait la valeur d’avoir le québécois dans son 11 partant.

Ce n’est pas pour rien qu’il a fait des pieds et des mains pour lui trouver une place, même si ce n’est pas la sienne, dans sa formation partante. 

Mais force est d’admettre que Sam n’est pas à sa place. Il n’a pas les aptitudes pour jouer un rôle plus offensif. Cette expérience doit arrêter. Difficile de comprendre pourquoi Emanuel Maciel, un joueur au profil plus offensif demeure aux côtés de Victor Wanyama dernière tandis qu’on demande à Sam de s’avancer. J’aimerais voir ces deux joueurs commuter de position.

Les chances manquées ou non tentées par Piette en avant pèsent aussi dans la balance lorsqu’on analyse les insuccès de l’équipe en attaque. Sam maintient son rôle de récupérateur, et lorsqu’on le voit faire le travail qu’il préfère, il est meilleur. Il faut trouver le moyen de le reculer sur le terrain.

Un banc qui n’inspire pas confiance

Nous sommes à l’ère des cinq changements dans le soccer. Or il est rare de voir Thierry Henry en faire plus que deux ou trois. Il est clair que le coach n’a pas très confiance en ceux qui s’y trouvent.

Des jeunes comme Karifa Yao, Amar Sejdic, Clément Bayiha, Joël Waterman et Shamit Shome n’ont aucune façon de se montrer, eux qui n’ont toujours pas accès à l’équipe réserve u23. Il est donc difficile pour l’entraineur de leur faire confiance dans un match aussi important que celui d’hier.

Les autres sont blessés ou ne font pas la différence. Henry va donc à la guerre avec son 11 partant, advienne que pourra. Ça ne peut pas demeurer ainsi si Montréal désire rivaliser avec Toronto un jour. Il va falloir trouver des solutions.

On savait que ce championnat canadien rafistolé avantagerait le Toronto FC. Battre Toronto, ou faire deux matchs nuls pour les battre dans une série de deux matchs, ça se peut. Mais sur le long terme, la crème remonte à la surface. C’est exactement ce qui est arrivé encore hier.  

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