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Garde partagée à Montréal | Attendre encore sept ans pour les Rays? Oubliez ça!

Garde partagée à Montréal | Attendre encore sept ans pour les Rays? Oubliez ça!

Je crois qu’il est temps de faire un récapitulatif de la situation des Rays, dans le but de démêler ce qui se passe en Floride dans le dossier de ce club qui vivote depuis des années. 

Premièrement, il faut mettre une chose au clair: jamais au grand jamais le dossier des Rays ne traînera jusqu’en 2027. Il y aura un dénouement bien avant cela pour une seule et unique raison, personne ne gagnerait à attendre aussi longtemps.

Les faits

Stuart Sternberg a un bail avec la ville de St. Pete le liant au Tropicana Field jusqu’à la fin de la saison 2027. Chaque année qui passe, le montant à payer pour briser ce bail diminue. Par contre, ce montant serait plus élevé si les Rays devaient quitter la région de Pineda.

Il y a présentement un immense projet de développement qui est prévu sur le site même du Tropicana Field. Mais le projet est sur pause puisque l’avenir du club est en suspens. La ville et le promoteur désirent y construire des tours à condo puis des immeubles commerciaux.

Tel que rapporté en primeur par le 98.5 en 2018, il y a deux plans de projets pour le terrain, le premier avec un nouveau stade pour les Rays, le deuxième sans stade. Revoici les deux maquettes rendues publiques par le 98.5 il y a déjà 24 mois.

Ce qu’il faut comprendre c’est que Sternberg a des parts dans ce projet et le feu vert du propriétaire des Rays est absolument nécessaire avant le début des travaux.

Selon les informations du Tampa Bay Times, le maire Rick Kriseman aurait quand même l’intention de faire débuter les travaux sous peu, commençant par l’extrémité la plus éloignée du stade. Mais tel que stipulé plus haut, Sternberg à son mot à dire dans tout cela.

Lorsque questionné par le Times à propos de ce désir de la ville de débuter bientôt les travaux, le directeur général des Rays Matthew Silverman a indiqué que le club n’était pas d’accord et qu’il était important de savoir où s’en allait la situation des Rays avant de commencer l’ouvrage.

C’est clair que Sternberg ne donnera aucun accord à la ville pour débuter les travaux, à moins d’en être forcé par un juge.

Selon certaines rumeurs, le promoteur songe demander une injonction dans le but d’au moins pouvoir débuter des travaux qui ne perturberont pas les activités aux abords du stade.

Un scénario logique 

Dans un monde idéal, Sternberg et la ville en arriveraient à une entente sur la construction d’un nouveau stade, sur le même site et le problème serait réglé. Le projet de construction pourrait commencer et les Rays demeureraient à St. Pete. Le club jouerait dans le vieux stade en attendant l’ouverture du nouveau, comme ç’a été le cas quand les Yankees sont passés du vieux au nouveau Yankee Stadium.

Voici une image actuelle du stade des Rays

Le problème, c’est que Sternberg est convaincu plus que jamais que le baseball ne peut pas survivre à St. Pete. Il l’a même dit publiquement à plusieurs reprises. C’est de là où naît le projet des villes sœurs avec Montréal.

La seule façon dont Sternberg serait prêt à considérer la construction d’un nouveau stade à St. Pete, c’est pour y jouer des demi-saisons. Ou du moins c’est ce qu’il laisse sous-entendre. Mais il sait très bien que cette idée n’emballera pas le maire Kriseman, ni la communauté de baseball à Tampa.

Si les Rays ont eu de la difficulté à faire construire un stade pour un club à temps plein, imaginez convaincre la population que ça vaut la peine pour un club à temps partiel.

En ce moment, il n’y a aucun plan sur la table à St. Pete pour faire construire un stade. Tout est donc au neutre, et ça, ce n’est pas bon pour personne.

Le maire veut rapidement voir les travaux débuter, Sternberg ne veut plus jouer dans ce stade désuet et le commissaire du baseball Rob Manfred perd patience aussi. Il l’a sévèrement indiqué dans une lettre publique publiée il y a deux ans.

D’ailleurs, le président des Rays Brian Auld a indiqué au Times que son club n’avait aucune intention de briser son bail, et que les Rays demeureraient en place au Tropicana Field jusqu’en 2027 s’il le fallait. Donc les deux côtés bluffent.

Maintenant, c’est de savoir qui bougera le premier. Qui est plus pressé de voir les Rays quitter le Tropicana Field, Sternberg avec son problème d’assistance, ou Kriseman avec ses grues qui attendent le feu vert?

Les négociations

On peut déduire que Sternberg offrira soit ses parts et sa participation dans le projet immobilier à la ville, ou au moins permettra le début des travaux, en retour d’une résiliation immédiate du bail au Tropicana Field. 

De cette façon le stade pourra être démoli bientôt, la ville pourra procéder avec son projet résidentiel et Sternberg sera libre de quitter St. Pete.

À mes yeux, c’est Kriseman qui demeure dans une situation plus précaire, car même s’il signe cette entente avec les Rays pour permettre à son projet d’aller de l’avant, il demeurera le maire qui aura laissé filer les Rays. Un œil au beurre noir qu’il n’a sûrement pas le goût de garder dans son cv.

Finalement, si ces négociations n’avancent pas non plus, les Rays ne ferment pas la porte à des tactiques moins diplomatiques pour régler leur différend avec la ville.

Toujours dans l’entrevue donnée au Times, Auld indique : « Si le dilemme persiste, nous serons forcés d’utiliser des méthodes de ‘non-coopération’ avec la ville de St. Petersburg. »

C’est donc un jeu de chat et la souris qui pour l’instant n’a pas encore démontré qui sera le premier à flancher.

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