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Sasha Ghavami | Percer la NFL contre toute attente

Sasha Ghavami | Percer la NFL contre toute attenteSasha Ghavami (Photo courtoisie)

Nos jeunes Québécois qui rêvent de devenir agents de joueurs dans le monde du sport n’ont pas énormément d’exemples à suivre, surtout si c’est à l’extérieur du cadre de notre sport national qu’est le hockey.

Mais trois Québécois, fils d’immigrants, ont réussi là où personne d’autre n’avait mis les pieds, ou à peu près.

Jethro Supré, Nick Mavromaras et Sasha Ghavami ont trouvé le moyen de percer là où on croirait qu’il est impossible de le faire. 

Jethro Supré, fils de parents immigrants haïtiens, qui représente entre autres Jesen Therrien, Chadwick Tromp, Otto Lopez, Tayron Guerrero et Charles Leblanc. Il est le seul agent québécois à représenter des joueurs évoluant dans la MLB.

Nick Mavromaras, fils de parents immigrants grecs, qui représente entre autres Jonathan David, Rudy Camacho et James Pantemis, est le seul agent québécois ayant complété un méga transfert de joueur vers l’Europe. Il a notamment complété le transfert de David de la Belgique vers la France pour un  montant record pour un Canadien de 30 millions d’euros.

Sasha Ghavami, fils de parents immigrants de l’Iran et de l’Égypte, qui représente entre autres Laurent-Duvernay Tardif et Anthony Auclair, est le seul agent du Québec qui représente des joueurs qui évoluent dans la NFL.

Le 98.5 Sports vous propose donc d'en apprendre plus sur ces trois histoires inspirantes.

Portrait de Sasha Ghavami

L’agent Sasha Ghavami a commencé à se faire connaître dans les médias au Québec lorsqu’il a réussi à faire sauter la banque pour son client Laurent Duvernay-Tardif en février 2017. Ce dernier avait alors paraphé une entente de cinq ans d'une valeur de 42,36 M$, dont 20,2 M$ garantis.

Ghavami est le seul Québécois représentant des joueurs actifs dans la NFL.

« C’est comme un défi pour moi. Il y a de quoi être fier, mais j’aimerais aussi ouvrir des portes aux autres. De l’extérieur, la NFL peut sembler grandiose pour certains, mais une fois rendu, tu te rends compte que c’est une entreprise comme une autre. C’est à nous de faire notre place. »

Ghavami, qui rêvait d’être agent de joueur depuis son enfance, avoue que sans le talent local, il aurait été plus difficile pour lui d’atteindre ce niveau.

« Nous avons la chance d’avoir de l’excellent talent local. En ce sens, je me considère très choyé. J’ai toujours voulu être agent, je ne savais juste pas dans quel sport. C’est grâce un peu à Laurent que je me suis dirigé vers le football. »

Entre la NFL et la CFL, Ghavami représente une trentaine d’athlètes.

« Je voulais devenir la référence ici au Québec, je ne viserai pas des Américains qui sortiront au premier tour du repêchage. C’est important de se créer une niche et la mienne est ici. »

Ghavami, continue de pratiquer le droit, lui qui est avocat de formation. Ceci lui permet de moins devoir compter sur les contrats des joueurs pour vivre.

« Je suggère aux jeunes d’étudier en droit si ça les intéresse, mes réflexes en droit m’ont beaucoup aidé dans mon travail d’agent. Par contre, je ne suggèrerais pas d’étudier en droit, dans le seul et unique but de devenir agent. Ce n’est pas tout à fait nécessaire. »

Le jeune montréalais met l’emphase sur la passion de son travail. Il se dit extrêmement chanceux.

« Je vis un rêve, c’est une fierté pour moi d’évoluer dans le domaine que j’adore. J’ai vécu des hauts et des bas, c’est un métier extrêmement stressant, mais je me suis toujours dit d’en profiter au maximum, car on ne sait jamais quand ça va s’arrêter. »

Ghavami avoue qu’il n’est pas facile de gagner sa vie de ce métier.

« Ça peut prendre des années avant de pouvoir vivre de ça, c’est extrêmement insécurisant. Ton salaire est directement lié au salaire du joueur, donc aussi à son niveau de performance. Surtout dans la NFL où les contrats ne sont pas garantis. Tout est toujours à recommencer, lorsque des joueurs prennent leur retraite, tu dois continuer de recruter des plus jeunes. »

Pour Ghavami, le bouche-à-oreille et les références sont extrêmement importants, il ne faut rien tenir pour acquis quand on se lance dans ce domaine.

« Ça prend de la patience, et il ne faut pas avoir peur de foncer. Il faut avoir un plan et avoir du plaisir à le faire. J’ai eu de la difficulté moi-même après avoir signé Laurent à trouver des nouveaux clients. Ç’a été une année difficile, mais il ne faut pas se décourager. Ça fait partie du processus. Il ne faut pas lâcher. »

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Dupont le matin
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