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Nick Mavromaras | Un transfert de 30 millions d'euros qui change une vie!

Nick Mavromaras | Un transfert de 30 millions d'euros qui change une vie!Nick Mavromaras (Photo courtoisie)

Nos jeunes Québécois qui rêvent de devenir agents de joueurs dans le monde du sport n’ont pas énormément d’exemples à suivre, surtout si c’est à l’extérieur du cadre de notre sport national qu’est le hockey.

Mais trois Québécois, fils d’immigrants, ont réussi là où personne d’autre n’avait mis les pieds, ou à peu près.

Sasha Ghavami, Jethro Supré et Nick Mavromaras ont trouvé le moyen de percer là où on croirait qu’il est impossible de le faire.

Sasha Ghavami, fils de parents immigrants de l’Iran et de l’Égypte, qui représente entre autres Laurent-Duvernay Tardif et Anthony Auclair, est le seul agent du Québec qui représente des joueurs qui évoluent dans la NFL.

Jethro Supré, fils de parents immigrants haïtiens, qui représente entre autres Jesen Therrien, Chadwick Tromp, Otto Lopez, Tayron Guerrero et Charles Leblanc. Il est le seul agent québécois à représenter des joueurs évoluant dans la MLB.

Nick Mavromaras, fils de parents immigrants grecs, qui représente entre autres Jonathan David, Rudy Camacho et James Pantemis, est le seul agent québécois ayant complété un méga transfert de joueur vers l’Europe. Il a notamment complété le transfert de David de la Belgique vers la France pour un  montant record pour un Canadien de 30M d’euros.

Le 98.5 Sports vous propose donc d'en apprendre plus sur ces trois histoires inspirantes.

Portrait de Nick Mavromaras

Nick Mavromaras, 30 ans, est le fondateur d’Axia Sports Management, une agence qui représente des joueurs de soccer partout dans le monde. Il n’avait que 20 ans lorsqu’il a décidé de se lancer dans l’aventure.

« Je jouais en troisième division en Grèce et je me suis vite rendu compte que je ne ferais pas carrière en tant que joueur. C’est donc à ce moment que j’ai décidé de revenir au Québec pour me concentrer sur une carrière comme agent. »

Disons-le, il y a 10 ans, devenir agent de joueur de soccer au Québec ne semblait pas une avenue très payante, mais il y a eu un élément déclencheur dans la tête de Mavromaras qui l’a convaincu d’essayer.

« C’est vraiment l’arrivée de la MLS au Canada et au Québec qui m’a convaincu. Je sentais qu’à cause de ça, le marché allait grandir énormément. À l’époque, un joueur gagnait 30 000$ de salaire minimum, aujourd’hui ce montant s’approche tranquillement des 100 000$. »

Mavromaras a commencé son travail en épiant les faits et gestes des jeunes équipes du Canada. C’est donc sans surprise qu’il représente aujourd’hui certains joueurs du CF Montréal comme James Pantemis et Mathieu Choinière, mais aussi des gars comme Cyle Larin, Tristan Borges et Richie Laryea qui viennent tous de connaitre deux superbes matchs pour l’équipe sénior du Canada en qualification de la Coupe du monde.

« J’ai toujours eu une grande motivation de réussir et de très hauts standards pour le succès que je voulais atteindre. J’avais le goût d’offrir aux jeunes joueurs d’ici quelque chose de différent. On pouvait aussi voir à ce moment-là que plusieurs meilleurs joueurs internationaux avaient de l’intérêt pour la MLS. »

Ce phénomène a beaucoup aidé Mavromaras à établir des liens avec l’Europe, puisqu’il servait d’agent de liaison pour certains agents du vieux continent. Plusieurs d’entre eux, ne connaissent pas les rudiments de la convention collective de la MLS, préfèrent travailler avec un agent de liaison en Amérique qui s’assurera que le contrat du client sera signé en bonne et due forme. C’est d’ailleurs de cette façon que Mavromaras s’est retrouvé à représenter Rudy Camacho.

« Il n’aurait pas été intelligent pour moi de me lancer vers l’Europe à l’époque et devoir travailler contre des agents qui avaient plusieurs années d’expérience. Ici j’avais un territoire pratiquement vierge. Donc il était important pour moi de mettre les bases de mon entreprise ici au Québec, pour ensuite prendre de l’expansion. »

Le coup de circuit

Nick Mavromaras a fait trembler la planète foot canadienne en 2020 complétant le plus gros transfert de l’histoire du soccer canadien en obtenant 30M d’Euro de Lille pour les services de Jonathan David. C’est un énorme coup pour sa firme et sa crédibilité.

« J’ai toujours su que j’allais réussir de grandes choses, donc je ne peux pas dire que j’ai réalisé mon rêve. Mais je dois avant tout remercier Jonathan d’avoir placé sa confiance en un jeune agent comme moi. C’est sûr que, financièrement, ç’a changé bien des choses, mais nous visons encore plus grand pour lui. Ce n’est que le début. Nous avons de grandes ambitions. Maintenant il faut aussi dénicher ici notre prochain Jonathan. »

Les succès d’Axia ont tellement été francs, que Mavromaras a été en mesure d’embaucher l’ancien directeur technique de l’Impact Nick De Santis.

« C’est quand même assez incroyable. Jamais je n’aurais pu penser me retrouver dans cette position. Nick a toujours été une personne vers qui j’allais pour lui proposer des joueurs. Je l’ai peut-être même trop dérangé parfois, mais il a toujours été excellent et respectueux envers moi. Il transmet le genre de valeurs que nous voulons inculquer à nos joueurs. »

Malgré ceci, Mavromaras se rappelle que les premières années n’ont vraiment pas été faciles.

« Pour commencer à penser faire de l’argent, il faut se donner au moins cinq ans de travail sérieux. Ça n’arrive pas du jour au lendemain. C’est extrêmement dispendieux avec les voyages et tout. Ce n’est pas un job de 9 à 5, ce sont des journées extrêmement longues. Tu dois toujours penser à ton client et t’assurer qu’il se sente bien et à l’aise avec ton travail. »

Mavromaras s’avère un excellent modèle à suivre pour nos jeunes qui aspirent à en faire autant.

« Ça prend de la patience et tu dois t’attendre à ce que plusieurs portes soient fermées et que plusieurs courriels ne soient pas retournés. Il faut être persévérant, ne jamais abandonner et ne pas avoir peur du travail. »

On n’a qu’à discuter avec Nick pour comprendre que pour lui, ce n’est que le début.

« Je reste humble, mais c’est certain que je suis fier de ce que j’ai pu accomplir. J’aime penser qu’un jour je pourrai dire que j’ai fait ma part pour faire connaitre des joueurs d’ici partout dans le monde et surtout d’avoir aidé le soccer canadien à avancer. Le jour où le Canada se qualifiera pour la Coupe du monde, on pourra dire qu’on a réussi quelque chose d’extraordinaire.»

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