98.5 Sports
Hockey Québec et Baseball Québec

Des saisons à repenser

Des saisons à repenser
Un terrain de baseball (98.5 Sports)

Nous voilà au mois d’octobre, et comme c’est le cas depuis déjà quelques années, les automnes se font de plus en plus beaux au Québec. Lors de la prochaine semaine, le mercure atteindra quotidiennement les 20 degrés et plus, avec régularité. C’est la nouvelle réalité des automnes dans la Belle Province.

Pour cette raison, les ligues de baseball d’automne deviennent de plus en plus populaires au Québec. Seulement dans la Ligue de baseball d’automne métropolitaine, 46 équipes sont inscrites. Sans compter d’autres ligues qui organisent chaque week-end des tournois. C’est normal, le beau temps demeure et les parents veulent permettre à leurs jeunes d’en profiter au maximum.

Bref, les mois d’août, de septembre et d’octobre sont la cause de plusieurs conflits d’horaire entre le baseball et le hockey. Croyez-le ou non, certains jeunes débutent leur camp d’essais de hockey à la mi-août, alors que le mercure atteint encore les 30 degrés à l’extérieur.

Les enfants et les parents sont trop souvent forcés de faire un choix : le match de baseball ou la pratique de hockey? 

Lorsqu’on pense au fait que le camp d’entraînement des Canadiens de Montréal ne débute qu’à la mi-septembre, on se pose la question, pourquoi nos enfants doivent-ils être sur la patinoire en été, alors qu’ils pourraient encore profiter des bienfaits du soleil?

« C’est vrai que c’est insensé de demander à nos enfants de s’enfermer dans un aréna en plein mois d’août et septembre, reconnaît Maxime Lamarche, président de Baseball Québec. Selon mes recherches, le mois de septembre est maintenant le troisième mois le plus chaud de l’année après juillet et août. Il faut trouver une solution à ce problème. »

Par ailleurs, plusieurs arrondissements n’offrent plus l’entretien des terrains de baseball puisque le personnel s’affaire à s’occuper des patinoires. C'est donc dire que les entraîneurs doivent eux-mêmes faire les lignes et installer les buts et la plaque du lanceur, dans le but de pouvoir disputer leur match.

De l’autre côté du calendrier, la majorité de nos jeunes hockeyeurs terminent leur saison à la mi-mars, alors que le hockey bat son plein. Le Canadien est toujours en action et la période chaude de l’année est encore loin de nous. Clairement, au Québec le mois d’avril est encore propice au hockey, beaucoup plus que le mois de septembre.

Selon le Weather Atlas, la moyenne des températures (maximum atteint) au moins d’avril à Montréal est de 9,9 degrés Celsius, alors qu’en septembre celle-ci s’élève à 20,8 degrés. Même en octobre ce chiffre s’arrête à 13 degrés. La preuve que nos saisons sportives de baseball et de hockey sont mal ajustées.

« Ce que l’on aimerait, c’est de poursuivre notre saison régulière jusqu’à l’Action de grâce, a expliqué Lamarche. On aimerait aussi commencer l’année plus tard au printemps, à un moment où nous pouvons débuter nos camps à l’extérieur et non en gymnase. Lorsque le nouveau directeur général de Hockey Québec sera nommé, j’ai l’intention de ramener le sujet sur la table. »

Lamarche avait déjà abordé le sujet avant la pandémie avec le DG de l’époque, Paul Ménard, mais tout cela a été placé sur la glace lorsque la COVID a frappé.

Un « changement drastique » nécessaire?

Du côté de Hockey Québec, on est conscient du problème. Ménard et Lamarche avaient convenu que le mois d’avril et probablement jusqu’à la mi-mai, c’est le hockey qui aurait préséance. Les camps de présélection du hockey pourraient même avoir lieu en avril, et non en août.

Mais le mois de septembre appartiendrait au baseball. C’était la demande de Baseball Québec.

Mais ces discussions datent d’avant la pandémie. Aujourd’hui, Ménard est à la retraite, mais assure que le plan stratégique qu’il a laissé en place pour son successeur inclus la proposition de décaler les saisons.

« Nous avions tout de même deux problématiques à régler. Souvent, les arrondissements nous disent qu’après le mois de mars, les arénas doivent fermer. Ça prendrait un changement drastique au niveau des procédures, car les employés qui s’occupent des arénas s’occupent aussi des parcs. »

« L’autre problème que nous avons, c’est au niveau des programmes sports-études. La formation de leurs équipes a lieu à la rentrée. Ils doivent aussi faire partie intégrante de l’équation. »

« Nous avions tout de même deux problématiques à régler. Souvent, les arrondissements nous disent qu’après le mois de mars, les arénas doivent fermer. Ça prendrait un changement drastique au niveau des procédures, car les employés qui s’occupent des arénas s’occupent aussi des parcs. 

« L’autre problème que nous avons, c’est au niveau des programmes sports-études. La formation de leurs équipes a lieu à la rentrée. Ils doivent aussi faire partie intégrante de l’équation. »

Dans le fond, la complexité provient du fait que tout le monde doit être d’accord et avoir la volonté de procéder à ce changement.

Selon Ménard, la COVID a retardé le processus qui devait mener à ce genre d’entente. Mais selon lui, lorsque la pandémie sera bel et bien derrière nous, ce type d'accord devrait voir le jour. Selon lui, c’est souhaitable pour les joueurs, les parents et les associations sportives aussi.

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