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Affaire Carpentier

La SQ a-t-elle boudé les services du SPVQ pour les recherches?

La SQ a-t-elle boudé les services du SPVQ pour les recherches?
Deux agents de la Sureté du Québec, après avoir trouvé le corps de Martin Carpentier / Jacques Boissinot / La Presse Canadienne

Les audiences du coroner sur l’affaire Carpentier se poursuivaient pour un dixième jour mardi à Québec. Un témoin a raconté que la Sûreté du Québec a songé, au troisième jour des recherches, à « inonder » la forêt de bénévoles dans le but de localiser Martin Carpentier et ses filles, à Saint-Apollinaire, en juillet 2020.

Dany Boulianne qui était à l’époque officier aux mesures d’urgence a relaté qu'il avait convaincu les responsables de renoncer à cette idée parce qu'elle aurait surtout compliqué le travail des marcheurs spécialisés en contaminant la zone.

Les corps des deux sœurs ont été découverts quelques heures plus tard le 11 juillet 2020.

« Le vendredi soir, le poste de commandement du groupe de recherche terrestre était démuni. »

Le retraité de la SQ entendu mardi était à l'époque responsable de la liaison entre le poste de commandement des enquêtes et celui des recherches terrestres. Il se souvient que s'il y avait près d'une vingtaine d'enquêteurs dédiés à l'enquête, il ne pouvait pas en dire autant pour le volet recherche où les ressources manquaient.

« Ne pas se perdre en été »

Dans le cadre des audiences, Dany Boulianne a aussi affirmé que la restructuration en 2019 des unités des mesures d’urgence avait de toute évidence joué un rôle dans la réponse de la SQ qui avait perdu beaucoup d'expertises.

Questionné par l'un des procureurs à savoir « s'il y a des périodes dans l'année où il vaut mieux de ne pas se perdre » compte tenu des effectifs limités, il a répondu que la « période de l'été avec les vacances, c'est sûr qu'il ne faut pas se perdre. » si plusieurs événements nécessitent des interventions en simultané.

En raison essentiellement des congés et des vacances, seulement la moitié de la quarantaine de policiers spécialisés en recherches étaient disponibles pour l'ensemble de la province, au moment de la disparition.

Des 43 patrouilleurs autoroutiers de la SQ formés pour venir en relève dans ces circonstances, un seul était disponible au moment de l'opération. Reconnaissant cette faille majeure, le corps policier provincial a commencé à former des agents des équipes de soutien opérationnel pour qu'ils puissent servir de renfort aux recherches terrestres.

Le hic, c'est qu'il reste difficile de planifier des jours de formation selon le témoignage d'un autre officier.

SPVQ

L'offre d'assistance du Service de police de la Ville de Québec a été brièvement abordée durant le témoignage de Dany Boulianne qui ne se souvient pas de la façon et du moment exact où il a été contacté le vendredi 10 juillet.

Il a précisé que le manque d'effectifs spécialisés était particulièrement criant dans les 48 heures après l'accident.

Selon son souvenir, la décision de ne pas faire appel aux policiers municipaux a été prise parce qu'il avait la certitude qu'il aurait tous les policiers nécessaires pour mener à bien l'opération le lendemain avec trois équipes de marcheurs.

Claude Saint-Germain, un autre haut placé qui coordonnait les équipes aux mesures d’urgence de la Sûreté du Québec, a admis qu'il n'avait jamais vraiment songé à faire appel aux policiers de SPVQ et qu'il ne savait pas qu'ils disposaient aussi d'une unité de recherches.

Le coroner entendra l'inspecteur du SPVQ Pascal Roy à la reprise des audiences du coroner, le 13 mars.

Écoutez le journaliste de Cogeco Nouvelles, Philip Rodrigue-Comeau, parler du jour 10 de l’enquête publique sur l’affaire Carpentier.

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