Un rapport du Protecteur du citoyen soulève de graves préoccupations à l’hôpital du Sacré-Cœur-de-Montréal. L’enquête révèle un usage abusif des contentions physiques et chimiques, parfois comme solution de premier recours. Neuf cas ressemblant à de la maltraitance y sont recensés.
Le CIUSSS affirme prendre la situation au sérieux et promet des correctifs.
Écoutez Assunta Gallo, vice-protectrice du citoyen, au micro de Philippe Cantin, à l'émission Le Québec maintenant.
Plusieurs éléments ont choqué la vice-protectrice.
«Entre autres, c'est la surutilisation des mesures de contrôle et la rapidité avec lesquelles on met en place des mesures de contrôle, sans nécessairement s'interroger sur le besoin de l'utiliser. C'est vraiment ce que je dirais qui est assez frappant. Je donne un exemple très concret: une personne qui est assise au fauteuil avec une ceinture abdominale jusqu'à 8 h consécutives, et ceci, sans aucune réévaluation de sa situation.»
De plus, neuf cas de maltraitance ont été recensés.
L’établissement, alerté par un signalement, collabore à la mise en œuvre de dix recommandations pour corriger ces pratiques qui incluent la banalisation des mesures de contrôle et des négligences envers les aînés.