À peine au lendemain du meurtre sordide commis lundi dernier au pénitencier de Donnacona, une autre agression au «pic» artisanal est survenue derrière les murs du même établissement, rapporte Philippe Couture.
Mardi dernier, un détenu à asséné 12 coups de pic à un autre détenu, dans une salle commune, sur l'heure du souper. Malgré ses blessures, on ne craint pas pour sa vie.
Un autre épisode de violence a aussi eu lieu samedi, où un autre détenu en a agressé un autre à l'arme blanche, dans la salle commune de l'Unité d'Intervention Structurée (UIS), la nouvelle formule qui a pris la place du «trou».
Mike Bolduc, président régional du syndicat des agents correctionnels du Canada, déplore que les détenus ne se cachent plus pour faire des agressions violentes et le font même devant les gardiens, en plein milieu de l'UIS.
Selon lui, les mesures dissuasives ne fonctionnent plus pour empêcher les détenus de commettre des actes de violence.
Le président du syndicat avance également que ces agressions régulières ont des effets dévastateurs sur les agents. Certains doivent faire, en plus des heures régulières, du temps supplémentaire obligatoire, donc des chiffres qui durent plus de 16h.
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