La situation dans nos prisons fédérales, particulièrement à Donnacona, a atteint un point de non-retour. C'est le cri d'alarme lancé par Mike Bolduc, président québécois du Syndicat des agents correctionnels du Canada, au micro de Sylvain Bouchard.
Meurtres violents, tentative de meurtre à coups de pic et impunité généralisée: le quotidien des agents correctionnels est terrifiant.
Selon Bolduc, la réforme du système carcéral sous l'ère Trudeau a créé un déséquilibre aberrant. Alors que la population honnête peine à accéder à des soins en santé mentale, un détenu ayant commis un acte barbare a accès presque instantanément à une équipe multidisciplinaire (psy, infirmière, travailleur social).
C’est «un terrain de jeux», déplore-t-il, expliquant que les anciennes cellules d’isolement («le trou») ont été remplacées par des unités où les criminels peuvent jouer aux cartes tout en étant traités aux petits oignons.
Pendant ce temps, les agents correctionnels, épuisés par le temps supplémentaire obligatoire, attendent des mois pour obtenir du soutien psychologique après des interventions traumatisantes.
Écoutez l'extrait pour comprendre comment les détenus de nos pénitenciers «ont zéro conséquences à leurs actes» commis derrière les barreaux.