Le spécialiste de kayak et olympien Laurent Lavigne a quitté la Fédération canadienne de canoë-kayak après avoir dénoncé la gestion chaotique et un climat toxique.
Lui et sa collègue Sophia Jensen en ont parlé avec le journaliste de La Presse, Nicholas Richard, jeudi matin.
Écoutez Laurent Lavigne commenter cette situation avec Éric Hoziel, aux Amateurs de sports.
Lavigne souligne que la Fédération a dû composer avec cinq entraîneurs en cinq ans. Il dénonce notamment des conditions d’entraînement misérables.
Il critique le déni du chef de la fédération et il souhaite encourager d’autres athlètes à s’exprimer, soulignant que l’environnement positif à l’étranger (Argentine, États-Unis, Tchéquie) lui a redonné goût à la compétition.
«On a eu cinq entraîneurs différents en cinq ans. C'est arrivé pour de vrai. Les entraîneurs nous ont quittés avant des compétitions importantes. Ça aussi, c'est des faits. Je n'ai pas vraiment aimé comment (le directeur) a répondu. Il parle d'adversité, puis que tout le monde aurait réagi différemment. Mais là, c'est comme s'il disait que es athlètes réagissent de façon différente à l'adversité qu'eux-mêmes créent», dit Lavigne.
«Tu sais, quand on arrive dans le sport de haut niveau, les athlètes, on est prêts, puis on s'engage là-dedans, qu'il faille être capable de gérer l'adversité, de compétitionner au plus haut niveau, d'être prêt, d'être sur la ligne de départ contre les Allemands ou les Espagnols. Ça, c'est de l'adversité qui est normale dans le sport. Mais gérer l'adversité au sein de sa propre organisation, ça c'est différent.»