Dans le cadre des négociations sur les droits de douane avec les États-Unis, Ottawa souhaite obtenir l'aval des provinces afin de ramener les alcools américains sur les tablettes, une concession qui pourrait apporter un levier stratégique pour d'autres secteurs, tels que l'acier et l'aluminium.
Toutefois, la première ministre du Québec, Christine Fréchette affirme que la vente de produits américains à la SAQ ne sera pas envisagée sans un accord convenable entre le gouvernement fédéral et nos voisins du sud.
Écoutez la journaliste Lucie Besse Razac faire le point, samedi, lors de sa revue de presse au micro de l'animateur Jean-François Baril.
«C'est un petit peu le chien qui se mord la queue. Parce que le Québec ne veut pas lever la sanction tant que les négociations n'ont pas abouti. Mais de l'autre côté, Ottawa pourrait avoir besoin que Québec lève la sanction pour que les négociations aboutissent. Donc là, il va falloir que quelqu'un tranche au bout d'un moment si on veut que ça avance. Le Québec n'est d'ailleurs pas la seule province qui a été ferme dans la vente à la fin de la vente des vins et autres spiritueux américains. On peut aussi penser à l'Ontario et la Colombie-Britannique, qu'il faudra convaincre, parce que eux non plus ne veulent pas céder.»
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