Pierre Leclerc, président-directeur général de l’Association québécoise de l’industrie du cannabis, explique pourquoi les produits québécois ne semblent pas favorisés sur les tablettes de la SQDC, notamment en raison d'un prix plancher.
D'entrée de jeu, il souligne que seul un producteur québécois sur cinq est en mesure de vendre ses produits à la SQDC, bien qu'ils répondent à des exigences très strictes. Les autres producteurs sont donc contraints de se tourner vers les marchés internationaux et parfois même de détruire leurs stocks.
En entrevue, M. Leclerc se montre très critique envers les directives politiques «qui vont exactement à l'encontre» de l'objectif initial de la SQDC qui était de contrer le marché illicite. Il reconnaît lui-même que les prix en succursale ne sont pas compétitifs par rapport à ceux du marché noir.
«Quand l'industrie a voulu baisser les prix à la SQDC, le message a été très clair. Si on ne maintient pas un prix minimum assez élevé, on va se faire sortir des tablettes.»
Il dénonce également le fait que le Québec soit la seule province canadienne à avoir porté l'âge légal à 21 ans. Il s'agit, selon lui, d'une autre raison qui motive plus de 40 % des consommateurs à acheter des produits «beaucoup plus nocifs» sur le marché illégal.
M. Leclerc espère ainsi que le prochain gouvernement sera disposé à revoir certains aspects de cette réglementation.
Écoutez l'entrevue ci-dessus.