Marc-André Bodet, professeur titulaire en science politique à l'Université Laval, est en studio pour analyser la popularité du vote stratégique lors d'une campagne électorale à cinq partis.
D'entrée de jeu, il souligne qu'historiquement, les deux tiers des électeurs envisagent de voter pour un autre parti que leur favori lorsqu'ils se trouvent dans l'isoloir.
M. Bodet estime ainsi que la présence de cinq formations politiques favorise le vote stratégique, puisqu'un plus grand nombre d'électeurs appuient un parti ayant peu de chances de l'emporter dans leur circonscription.
Les luttes à trois très serrées entre le PQ, le PCQ et la CAQ dans plusieurs circonscriptions de la grande région de Québec pourraient également alimenter ces réflexions. La démarche risque toutefois de s'avérer complexe pour les électeurs moins férus de politique qui cherchent à déterminer quel candidat représente la meilleure option pour bloquer leur rival indésiré.
Pour freiner cette tendance au vote stratégique, M. Bodet avance une suggestion qu'il reconnaît lui-même impopulaire: augmenter le nombre de circonscriptions en réduisant leur taille.
Écoutez son entrevue ci-dessus.