La fin de session a été pour le moins houleuse pour la première ministre Christine Fréchette.
Malgré une annonce de baisse de fardeau fiscal en début de semaine à Sherbrooke, l'exercice d'étude des crédits budgétaires s'est avéré périlleux pour la première ministre, qui a semblé s'embourber dans ses dossiers.
La tension est montée d'un cran lorsque les oppositions ont confronté Mme Fréchette sur ses dépenses jugées excessives par son propre ministre des Finances, Eric Girard.
La première ministre a également paru mal préparée face aux questions de l'opposition libérale, notamment sur l'héritage de son prédécesseur et sur une hausse de taxe sur les primes d'assurance prévue pour janvier prochain, dont elle semblait ignorer l'existence.
La première ministre Christine Fréchette a traversé une séquence politique extrêmement difficile à l'Assemblée nationale.
Déjà ébranlée par la fuite d'un courriel du ministre des Finances et des révélations sur l'état du réseau routier, elle a trébuché à plusieurs reprises face aux questions incisives du chef de l'opposition officielle, André Fortin.