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Les incohérences des anti-vax

Contre la vaccination, mais pour un remède de cheval non approuvé!

Contre la vaccination, mais pour un remède de cheval non approuvé!
Getty Images/Moment/imran kadir photography
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Aux États-Unis, de nombreux militants anti-vaccination font la promotion de l’ivermectine pour prévenir la COVID-19. 

Même des conservateurs proches de l’ancien président Donald Trump, comme le présentateur de Fox News, Sean Hannity, affirment que l’ivermectine peut prévenir la COVID-19 et qu’il peut se substituer à la vaccination et au port du masque.

Mais ces allégations ne sont pas sans danger. 

Pour soigner les animaux, pas la COVID-19

L’ivermectine est un médicament bien connu des vétérinaires pour traiter certaines infections parasitaires chez les chevaux, les cochons et les moutons.

Dans certains cas, il peut être prescrit aux humains atteints de certains parasites, mais dans des posologies bien différentes de celles des animaux. 

Or, il n’y a aucune étude scientifique qui a démontré son efficacité pour traiter la COVID-19. 

Au Canada

Selon un reportage de Radio-Canada, des magasins de bétails en Alberta rapportent être inondés d’appels de gens qui veulent se procurer de l’ivermectine pour soigner la COVID-19 chez des personnes.

«Il n’y a pas d’études solides qui concluent que ça fonctionne ou que ça ne fonctionne pas. Il ne faut pas utiliser ça maintenant, le dosage n’est pas connu. Ça demande une prescription médicale et le médecin ne le fera pas parce que ce n’est pas reconnu. Si vous vous le procurez illégalement, ce ne sont pas les mêmes dosages. Un cheval et un humain n’ont pas le même poids. On connaît les effets secondaires d’un dosage normal comme la nausée, la diarrhée et les maux de ventre. Et c’est relativement sécuritaire à des doses humaines. Prendre des doses de cheval, on ne sait pas ce qui va arriver. On peut atteindre un seuil de toxicité qui peut être dangereux. Et le deuxième risque, c’est de compter sur un produit et un traitement qui ne fonctionnent pas. Vous ne pouvez pas vous soigner avec ça ou prévenir la maladie au lieu de vous faire vacciner ou de prendre des mesures sanitaires qui s’imposent»  

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