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Hockey Canada

La victime du viol collectif allégué rompt le silence

La victime du viol collectif allégué rompt le silence
Hockey Canada

La victime du viol collectif allégué par des joueurs de hockey en 2018 a rompu le silence.

Dans une entrevue accordée au Globe and Mail, celle qui est désignée par les initiales E.M. explique avoir contacté la police de London trois fois dans les jours suivant l’agression alléguée.

Or, Hockey Canada a toujours déclaré que cette dernière n’avait pas porté plainte après les événements de 2018. La victime a accepté une entente hors cours relativement à cette affaire plus tôt cette année.

Or, en raison de la réouverture de l’enquête par la police de London à la suite des révélations devant le Comité du patrimoine canadien, E.M. a de nouveau rencontré les policiers de London ces derniers jours et elle a passé un test polygraphe.

L’avocate Sophie Gagnon, de Juripop, en discute avec l’animatrice Marie-Claude Lavallée.

Le test de polygraphe était-il nécessaire?

« Les tests de polygraphe au Canada en matière criminelle ne sont pas admissibles en preuve pour établir la crédibilité d’une personne ou la véracité de son témoignage.

« Selon ce que j’ai compris, E.M. a décidé de s’y soumettre, non pas pour des raisons juridiques, mais plutôt parce qu’elle considérait que sa crédibilité était constamment remise en doute d’un point de vue plus social que juridique. C’est comme une corde qu’elle voulait ajouter à son arc pour renforcer la crédibilité de ses propos. »

Dans la mesure où E.M. a conclu une entente hors cours avec Hockey Canada, la réouverture de l’enquête peut-elle mener à des accusations?

« Au Canada, on a, grosso modo, deux systèmes juridiques : le droit criminel et le droit civil. La poursuite qui a été déposée par E.M. devant les tribunaux, c’était une poursuite civile. C’était une poursuite qu’elle a entreprise pour obtenir de l’argent, pour réparer les préjudices qu’elle estime avoir subi dans la foulée du viol collectif. C’est la poursuite civile qui a été réglée.

« Généralement, pour des ententes comme ça, en contrepartie d’un montant d’argent, on renonce à entreprendre des poursuites devant les tribunaux civils.

« Par contre, on ne peut pas payer quelqu’un pour l’empêcher de porter plainte à la police après qu’un crime ait été commis. Le fait de conclure une entente civile n’empêche pas de porter plainte pour que des accusations criminelles soient portées, et que là, un procès ait lieu en matière criminelle et pénale. »

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Plus avec Marie-Claude Lavallée

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