En route vers les studios du FM93, l'animateur Jérôme Landry a repéré plusieurs pancartes électorales ayant été la proie d'actes de vandalisme, mercredi matin, dans la haute-ville de Québec.
L'animateur a pris en photo des affiches du Parti québécois, du Parti conservateur (PCQ) et du Parti libéral (PLQ) couvertes de peinture, dans la circonscription de Taschereau. Des pancartes de la Coalition avenir Québec (CAQ) auraient également été touchées. Seules les affiches de Québec solidaire ont été épargnées dans ce secteur.
Source: Jérôme Landry/Cogeco Média
Les vandales captés en flagrant délit
Notre journaliste Philippe Couture a mis la main sur des images de caméras de surveillance, où l'on peut voir trois individus abîmer des affiches électorales avec de la peinture en aérosol.
Les partis réagissent
Les candidats de Taschereau ont réagi à ces atteintes au matériel électoral dans la circonscription.
Sur les réseaux sociaux, le candidat du PQ, Christian Savard, affirme que « le débat politique doit se faire dans les urnes, pas en arrachant ou en vandalisant les pancartes de nos candidats, ni celles des autres partis », ajoutant que « la démocratie vaut mieux que ça ».
Du côté de la CAQ, la candiate Brigitte Martin a parlé d'une situtation « profondément déplorable », disant que « ce genre de geste n'a pas sa place en démocratie ».
Expliquant le faible nombre d'affiches vandalisées de son parti, le candidat solidaire Étienne Grandmont soutient que son équipe met « beaucoup de temps à remplacer les pancartes vandalisées rapidement ». « Le problème est le même pour tous les partis, et QS n'y échappe pas », a-t-il écrit au FM93, en dénonçant « tous les actes de vandalisme ».
Au micro de Jérôme Landry, le candidat du Parti conservateur du Québec, Eliot Estévez-Verville, a détaillé les différentes manières dont ses affiches électorales ont été prises pour cible.
Pour sa part, le candidat libéral Farnell Morisset a commencé en relativisant la gravité de ces actes, en disant qu'il ne s'agit « pas d'un meurtre ». Il a tout de même admis que ces gestes sont inacceptables, y voyant une « forme de censure d'information politique ».